Témoignage d’Anne sur le retour d’expatriation

Aujourd’hui, je vous propose une interview pas tout à fait comme les autres, car nous allons mettre l’accent non pas sur l’expatriation, mais sur … le retour !

En effet, au fil de vos témoignages, et comme nous l’avions également évoqué lors de l’un de nos rendez-vous de l’expatriation, le retour en France est finalement aussi délicat à gérer qu’une expatriation. Je suis donc ravie qu’Anne est accepté de vous faire partager son expérience de retour, car elle est depuis peu revenue en France après avoir passé 5 ans au Maroc.

N’hésitez pas à commenter cette interview en nous donnant votre feedback si vous avez vous aussi déjà vécu un retour en France. 

  • Expat United : D’où viens-tu ? Combien de temps as-tu été expatriée au Maroc ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

Je suis originaire de Bretagne mais ai surtout vécu en  Région Centre, à Blois, puis Tours. Je travaillais dans le domaine culturel et avant de partir au Maroc j’ai travaillé pour une association qui mettait la recherche historique universitaire à disposition du grand public. Je faisais vivre un réseau de Cafés historiques.

Après mon mariage et la naissance de notre fille aînée, nous avons pu, grâce au travail de mon mari François, organiser notre expatriation au Maroc. Nous avons vécu presque 5 ans à Oujda, une grande ville au nord-est du Maroc, à la frontière algérienne.

  • Expat United : Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ? Départ à l’aventure ou bien préparé?

Je n’avais pas osé franchir le pas « Erasmus » lorsque j’étais étudiante, mais j’ai toujours eu cette envie de voir ailleurs. Avant d’être mariée, je voyageais beaucoup pour le plaisir, souvent au Liban et en Syrie, mais aussi à Mayotte ou en Australie.

Dans ma famille, à toutes les générations, certains sont partis passer un an ou deux à l’étranger dans le cadre de leur service militaire ou, étant marins, ont vadrouillé un peu partout. Petite, je rêvais sur les souvenirs d’Indochine rapportés par mon arrière grand père ou sur les cartes postales reçues de mon oncle parti en coopération en Algérie. Une fois au Maroc, nous avons d’ailleurs découvert qu’un de mes arrières-grands oncles avait effectué une partie de son service militaire à Oujda en 1906 !

J’ai rencontré mon mari au Liban dans le cadre d’un projet de rencontres interculturelles entre chrétiens et musulmans, Français et Libanais, que j’avais contribué à organiser. Nous avions l’un et l’autre cette envie de partir et de poursuivre la découverte de l’Islam débutée au Liban et en Syrie.

L’entreprise de mon mari avait une filiale à Oujda et une autre à Rabat et François a monté de toute pièce son projet d’expatriation.  Nous avons délibérément choisi Oujda plutôt que Rabat. Les marocains que nous avons rencontré en France ou au Maroc (sauf les Oujdis bien sûr!) nous ont traité de fous en nous demandant ce que nous allions faire dans cette ville très excentrée, très traditionnelle, loin de tout, sans expatriés ou presque, à 5h de Fès, 10 de Rabat par le train  et à l’époque sans liaison autoroutière avec le reste du pays.

Notre décision n’a pas été prise à la légère, car notre fille, qui avait 1 an au moment de partir, a des soucis de santé qui nécessitent un suivi médical régulier et rendent la vie quotidienne un peu compliquée.

En outre, j’ai démissionné d’un travail passionnant, juste au moment où je venais d’obtenir le financement d’un congé individuel de formation au bout de 4 années de demande.

Bref, je ne suis pas sûre que notre décision ait été comprise par tout notre entourage !

Nous avons pris la bonne vieille méthode des listes « positif-négatif » vie de couple, vie de famille, vie professionnelle, vie sociale, vie culturelle, relations familiales et amicales, finances, suivi médical de Maëlle… demandé conseil autour de nous…et avons franchi le pas !

Dans l’avion Paris-Oujda, le 18 novembre 2009, avec Maëlle entre nous, nous n’étions quand même qu’à moitié fiers !

  • EU : Comment s’est passé l’intégration dans ton pays ?

Comme François allait déjà régulièrement à Oujda pour son travail depuis 18 mois, il connaissait un peu la région et le cadre professionnel dans lequel il allait devoir s’intégrer . De mon côté, avant de partir, j’avais pris contact un peu à l’aveugle avec l’Institut Français pour en savoir plus sur la ville. C’est grâce à ces différents contacts que nous avons trouvé une maison et avons organisé notre déménagement et notre atterrissage à Oujda. Sans avoir de vraies connaissances nous pouvions nous tourner vers une ou deux personnes pour avoir les informations pratiques qui pouvaient nous manquer, aussi bien administrativement parlant que pour des détails très pratiques (dans quel souk aller pour acheter du tissu, des légumes, des outils, des plantes pour le jardin, des produits anti-cafards etc etc!)

Maëlle au souk à Oujda

L’intégration au Maroc s’est très bien passée. Le fait que les gens parlent tous français, même un tout petit peu aide bien, même si ça ne facilite pas l’apprentissage de l’arabe !

Comme je ne travaillais pas en arrivant là bas, je ne pouvais pas compter sur un réseau professionnel. J’ai donc pris le taureau par les cornes et je suis, entre autres, allée à l’Institut Français leur proposer de mettre en place un club de lecture lié à un prix littéraire auquel je participais en France. La directrice de la médiathèque a immédiatement accepté et cela a grandement contribué à mon intégration.

C’était vraiment intéressant de partager avec mon mari nos différences expériences et de ressentis entre ce qu’il vivait au travail et ce que moi je vivais en gérant le quotidien.

Quant à Maëlle, la grande différence pour elle a dû être d’avoir Papa et Maman tous les soirs à la maison, ce qui était loin d’être le cas en France !

Sa véritable intégration s’est faite au moment où elle est allée à l’école. Il n’y a pas d’école française à Oujda, nous l’avons donc inscrite dans une école marocaine privée, bilingue : cours en français le matin, en arabe l’après-midi. Globalement, elle aimait aller à l’école, avait son petit groupe d’amis et cela se passait fort bien. Malgré tout, cela a été parfois un peu difficile car elle avait une grande conscience de sa différence et rentrait épuisée après les demies journées en arabe. Elle mettait un point d’honneur à « s’accrocher » et finalement était dans les meilleures de la classe puisque ses camarades ne maîtrisaient pas plus qu’elle l’arabe classique enseigné et utilisé à l’école. Nous l’avons laissé suivre l’enseignement coranique et une de ses plus grandes fiertés à été de nous rapporter un bon point pour une Sourate bien récitée !

Vers quatre ans, régulièrement, elle voulait soit devenir musulmane, soit que tous ses camarades deviennent chrétiens ! Elle s’est aussi posé beaucoup de questions « Maman, vous vous êtes français, mais moi je suis marocaine d’origine française ? », «  On n’est pas musulmans, mais on peut quand même avoir un mouton pour l’Aïd ?» « Pourquoi on ne peut pas rentrer dans la mosquée ? ».

Fleur, notre seconde fille n’a vécu qu’au Maroc et ne s’est jamais posé ce genre de questions. Il faut dire aussi que comme j’avais trouvé du travail Fleur a été gardée par sa nounou Marocaine et que toute petite elle gazouillait avec des consonances arabes et parlait aussi bien (ou aussi mal !) arabe que français lorsqu’elle est entrée à l’école.

Tout est sans doute aussi question de tempérament, mais dire que si les parents sont biens dans leur choix tout sera aisé pour les enfants me semble trop simpliste.

  • EU : Etait-ce ta première expatriation ? Quels autres pays as-tu fait ?

J’avais beaucoup voyagé les années précédant notre départ au Maroc : Suède, Italie, Australie, Mayotte et surtout Liban et Syrie à de nombreuses reprises. C’était notre première expatriation, mais l’expérience du projet interculturel monté au Liban sur plusieurs années a été très « aidante ».

  • EU : 3 choses que tu as adoré dans ton pays d’expat ?

La gentillesse des gens

La vie plus calme qu’en France où je travaillais 15 heures par jour à Blois alors que mon mari lui était la semaine à Paris.

La lumière et aller cueillir mes citrons dans le jardin !

  • EU : 3 choses que tu as détesté dans ton pays d’expat ?

La misère et la corruption bien présentes.

Les cafards et le chergui (vent du désert extrêmement chaud) ! Et le froid de l’hiver dans des maisons pas chauffées !

Pour le reste, certaines choses ont été agaçantes et difficiles mais je n’ai rien détesté ! Par exemple, faire la queue plus de trois heures chez le médecin parce qu’il n’y a pas de rendez-vous est loin d’être agréable, mais l’on apprend à faire avec, à s’organiser et à profiter des occasions de discussions que cela génère.

  • EU : A quelles difficultés as-tu été le plus confrontée ? 

Certaines choses pouvaient être pénibles ou déstabilisantes mais le terme « difficulté » a une connotation négative qui ne correspond pas à ce que j’ai pu ressentir. Etant étrangère, il était évident que rien ou presque n’était naturel : aller à la police quinze fois de suite car il manquait un papier pour notre titre de séjour, ne pas savoir comment réagir ou se conduire lors de telle ou telle situation – quel type de cadeau apporte-t-on à un mariage ou un baptême par exemple, ne rien comprendre de ce qui se dit lors d’une petite fête …tout cela n’est pas confortable certes mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’était difficile. C’était différent et en général plutôt intéressant à partir du moment ou l’on accepte d’être en situation instable.

Il faut dire aussi que je n’avais le droit d’être résidente au Maroc que parce que mon mari avait un visa de travail. C »est donc lui qui au début à géré le côté administratif. Si moi j’essayais de le faire je me voyais renvoyée dans mes foyers «  c’est ton mari qui doit venir ! ». A force, j’ai de plus en plus réussi à  ne pas me « laisser faire », mais le gros des démarches était passé !

  • EU : Des faits marquants ou anecdotes à nous raconter ?

La présence du religieux dans les moindres aspects de la vie de tous les jours est au début très marquante pour nous qui sommes imprégnés de la laïcité à la française.

Quand Maëlle a été hospitalisée un mois après notre arrivée, à chaque question que je posais j’avais en réponse un « Inch Allah » : le médecin viendra ce soir Inch Allah, le médicament devrait faire effet rapidement Inch Allah »… Un brin stressant !

La place des femmes malgré le progrès représenté par la nouvelle Moudawana est aussi quelque chose de marquant. Beaucoup de nos amis marocains, souvent plus âgés que nous,  étaient sidérés par la participation de François à la vie de la maison et aux soins des enfants ou a contrario par le fait que je bricole ou conduise la voiture même quand mon mari était là. Et comme je le disais plus haut, j’étais globalement considérée comme mineure dans les administrations. Peut-être n’aurais-je pas eu le même ressenti si nous avions vécu à Casa ou Rabat.

Je suis gauchère et j’ai dû faire beaucoup d’effort pour manger en public de la main droite, ou payer dans les magasins de la main droite. Beaucoup de nos amis me disait que j’étais française et chrétienne et que donc je pouvais faire comme je voulais, mais il m’est arrivée de me faire reprendre quand je mangeais de la main gauche…gentiment certes, mais reprendre quand même !

Ce qui m’a marqué aussi est l’affection montrée par les gens envers les enfants. Nos filles étaient vraiment les petites princesses du quartier. Pas toujours pratique d’ailleurs quand je voulais exiger d’elles qu’elles se tiennent bien par exemple dans un magasin « mais laisse, elles sont petites, elles ne font rien de mal…» !

Marquant aussi pour nous le jour de l’Aïd : la ville vide et calme le matin avec juste les bêlements des moutons dans chaque maison, puis vers 10 h le grand silence et vers 11h la fumée de tous les barbecues qui s’envolent des terrasses !

J’aurais mille et une anecdotes à raconter !

  • EU : Côté culinaire ? La France t’a t ‘elle manqué ? Quelle était ta spécialité locale préférée ?

Pas de véritable manque culinaire : nous avons reçu très très souvent des amis ou de la famille…qui arrivaient avec charcuterie et fromage dans les valises ! Par contre j’ai du apprendre à cuisiner sans jambon, sans lardons, sans saucisse, de porc etc etc. Pas facile !

La cuisine marocaine est excellente ! J’ai un faible pour le couscous et pour le tajine d’agneau aux fèves ! J’ai découvert aussi le fameux thé marocain à la menthe bien sûr mais aussi à la verveine, à l’absinthe, au citron, aux fleurs de citronnier…Un régal !

  • EU : Plutôt des amis français, marocains, expatriés internationaux ? les marocains sont sympas / accueillants?

Il y a peu de français à Oujda, une amie « française de France » et une amie française du Maroc qui n’a jamais voulu quitter Oujda après la décolonisation. Sinon, des marocains. Et, plus inattendu pour nous, des étudiants subsahariens. Le Maroc a des accords avec des pays d’Afrique subsaharienne qui envoient des étudiants se former dans les universités marocaines. Beaucoup de ces étudiants sont catholiques ou protestants et nous les avons donc beaucoup côtoyés dans notre paroisse  lors de la messe du samedi soir. Ils étaient bien évidemment plus jeunes que nous mais nous avions en commun d’être étrangers et d’être chrétiens en pays musulman, du coup de vrais liens d’amitié se sont créés.

  • EU : 3 choses qui t’ont le plus manqué de France ?

Pas grand chose. Le Maroc est proche de la France et nous avons eu beaucoup de visite de nos amis et de notre famille, donc pas de manque de ce côté là, au contraire des moments passés ensemble plus longs que ce qu’ils auraient été en France.

Peut-être, à la fin, l’offre culturelle pléthorique française. Et parfois le fait de ne pas pouvoir m’habiller exactement comme je le voulais ou d’être la seule femme à la plage à me baigner en maillot de bain voire à me baigner tout court !

  • EU : 3 choses qui t’ont le moins manqué de France ?

Le gris de l’hiver, la mine renfrognée des gens et l’obligation que l’on se fait de participer à toutes les fêtes de famille, même si au demeurant c’est sympa !

  • EU : Un lieu insolite au Maroc à partager avec nous ? Quel était ton endroit préféré ?

Merzouga, le plus grand erg marocain, un lieu magique où nous avons eu la chance d’aller à deux reprises, à des périodes sans touristes. Par contre, c’est à 10h de voiture d’Oujda !

François et les filles à Merzouga

Figuig, une ville-oasis préservée à 5h de route de chez nous. Peu ou pas de touristes, peu de voitures, une qualité d’air et de silence incroyable, des couleurs somptueuses. Un bonheur !

La nature autour d’Oujda, magnifique au printemps…et la ferme de notre amie Maïa, pas très loin d’Oujda, mais ça c’est top secret ;-)

  • EU : Comment s’est passé le retour en France ? A quelles difficultés as tu été confrontée ? 

Nous sommes rentrés cet été en France, cela fait 9 mois. Le retour a été difficile car nous n’avons eu notre appartement définitif qu’en octobre. Plus de quatre mois à vivre à quatre avec deux valises ! Et puis le Maroc étant ce qu’il est, nous n’avons toujours pas bouclé toutes les démarches fiscales, ce qui n’est pas une situation très agréable. Côté français, il y a aussi toutes les démarches (sécurité sociale, impôts…) qui prennent du temps.

Nous sommes passés d’un pays de lumière à la grisaille parisienne et d’une maison de 150 m2 à un appartement de 50 m2 quatre fois plus cher. Ceci dit, nous avons tellement attendu cet appartement que nous avons été ravis d’y atterrir enfin !

Je me disais que 35 ans en France contre 5 au Maroc devraient générer un retour facile… Eh bien ce n’est pas tout à fait le cas. Je me sens parfois étrangère dans mon propre pays et c’est une impression assez spéciale. Je ne sais plus le coût des choses, je parle encore de l’ANPE, le vapotage n’existait pas… moi qui était toujours très ponctuelle, je me rends compte que j’ai souvent 5 mn de retard… je pose des questions naïves dans les administrations, je peste quand je dois aller acheter mes citrons… j’ai tendance à adresser beaucoup plus facilement la parole aux gens qu’avant, je dresse l’oreille quand j’entends parler arabe etc etc…

Et 9 mois après notre retour, je ne me sens pas encore réacclimatée. Il faut dire aussi que nous n’avions été que très peu de temps parents en France et découvrons un peu tout cela au fur et à mesure. A mon avis, il va nous falloir une bonne année pour retomber vraiment sur nos pieds.

Le retour a été un peu difficile aussi au niveau de la santé des enfants.

Tout cela ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour recréer un réseau professionnel et retrouver un travail. Mais cela fait partie de mes projets.

Les choses agréables retrouvées en France sont extrêmement variées :  comprendre ce que disent les gens dans la rue, descendre les poubelles à la cave au lieu de prendre la voiture et de tourner dans notre quartier pour trouver un container vide, retrouver lardons et saucisses, retrouver musées et offre culturelle en général. Et nous avons trouvé une excellente école pour les enfants et ça c’est aussi un bonheur !  Bref, du plus ou moins prosaïque !

Et puis, nous redécouvrons la France avec les yeux de nos enfants, qui s’étonnent de l’automne ou du printemps, qui s’extasient sur les bus et le métro, qui sursautent quand les cloches des églises sonnent et qui nous disent « attention, traversée de gazelles ! » devant les panneaux routiers de traversée de gibier,  et plein d’autres choses encore.

Nous ne regrettons pas d’être rentrés. Rester cinq ans dans un pays est déjà une longue expérience et rester plus longtemps change je crois le genre du projet, surtout si l’on a des enfants et si comme à Oujda il y a une communauté française très réduite. Nous sommes contents que nos enfants découvrent leur pays. Mais c’est vrai qu’une partie de nous est restée à Oujda. Nous y sommes retournés une fois avec les enfants, et cela a été une émotion très forte pour elles : elles ont revu leur nourrice, leurs meilleures amies, leurs « grands-parents » oujdis, elles ont voulu flâner dans les rues… Puis François et moi y sommes retournés une seconde fois, François pour son travail et moi pour le plaisir !

Il est clair que ces 5 ans à Oujda m’ont transformée. C’est encore un peu tôt dire pour dire comment, en quoi et comment je vais « gérer » cette richesse, mais tout cela est indéniable. Comme si j’avais reçu un beau cadeau que je suis encore en train d’ouvrir et dont je ne sais pas trop quoi faire encore.

  • EU : Des conseils à donner aux personnes qui nous lisent et qui s’apprêtent à rentrer en France ?

Des conseils non mais des points d’attention : bien gérer le côté administratif du retour et garder des liens avec le pays d’expatriation, surtout si l’on a des enfants.

Ne pas tarder, si cela est possible, à retourner dans le pays d’expatriation pour ainsi créer une continuité entre les deux pays et les deux expériences.

  • EU : Les projets pour l’avenir ? un autre pays d’expatriation ?

Pour l’instant, pas vraiment. Le fait que tout ne soit pas soldé administrativement nous lie encore à notre vie marocaine et nous savourons la proximité des hôpitaux pour les filles, la très bonne école que nous avons trouvée pour elles, les côtés positifs de la vie française. Et puis rentrer demande beaucoup d’énergie, nous avons aussi envie de savourer tranquillement ce que nous avons retrouvé et de nous poser un peu.

Je ne dis pas que nous ne repartirons pas, le Canada nous tente, mais nous ne partirons pas pour partir, sans vrai projet, professionnel, humain… Bref, nous laissons du temps au temps et digérons à la fois notre expérience et notre retour !

  • EU : Depuis quand es-tu inscrite sur www.expatunited.com ? Que cela t’ a t’il apporté ?

Je crois être inscrite depuis environ trois ans. J’ai souvent navigué sur le site et rêvé en lisant les témoignages des uns et des autres. Il n’y a pas franchement de communauté d’expatriés à Oujda mais c’est grâce aux récits lus sur Expatunited que j’ai petit à petit ressenti le fait d’appartenir à une communauté d’expatriés, virtuelle mais communauté quand même. Cela a contribué à me faire ressentir autrement le fait d’être française à l’étranger.

 

Merci beaucoup Anne pour ton témoignage !

Alors si vous aussi vous avez déjà vécu un retour en France, n’hésitez pas à nous faire part de votre ressenti et conseils en commentaires !

Et si vous avez vous aussi l’envie de partager votre expérience d’expatriation comme Anne, écrivez-nous ! (contact@expatunited.com)

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