Le côté « maux rose » de l’expatriation

Maïeva, est une photographe avertie et délivre à ce titre pleins de bons conseils sur son blog Photo Tuto.

Eh oui, l’expatriation n’est pas toujours aussi idyllique que l’on croit ! Dans cet article, Maïeva nous dévoile avec franchise le côté obscur de son expatriation au Vietnam. Malgré tous ces « petits » travers, elle sait prendre la vie du bon côté pour vivre à fond son expatriation ! Et elle a bien raison, non ? 

Après cette lecture, vous allez normalement pouvoir relativiser les petits désagréments de votre expatriation ! :-) … ou pas ! :-) … quoi qu’il arrive, on attend vos anecdotes en commentaires sur le côté obscur de votre expatriation ! :-)

7 vérités sur mon expatriation au Vietnam

Sans aucune protection

Oui l’expatriation, c’est plein de découvertes, plein de rencontres et de beaux voyages mais c’est aussi de grands moments de doutes et de remise en question.

En 7 points, voici un florilège de 7 moments d’anthologie que j’ai vécus au Vietnam :
1. Mes 10 premiers jours en pays tonkinois ont été cauche-mar-des-ques !
Un peu comme quand vous rêvez qu’un ours vous attaque en pleine forêt : vous avez beau vous dire que ça y est cette fois vous l’avez semé, mais non, il est toujours derrière vous (oups, vous ne faites pas ce genre de cauchemars ?).
Arrivée à Hanoï, j’ai bien cru que je ne tiendrais jamais : Hanoï était une ville bien trop folle pour moi (c’est vraiment une ville à part même au sein du Vietnam).
Saigon (Ho Chi Minh Ville) est aussi une ville folle mais à la mode occidentale.
Hanoi c’est une ville folle à la mode chinoise et ça je n’y étais pas préparée.
Les 10 premiers jours ont donc été très difficiles, mais après tout n’a été qu’en s’améliorant (je ne pouvais pas tomber plus bas).
Ceci dit, quand vous lirez les 6 autres points, vous vous direz peut-être que nous n’avons pas la même conception de l’amélioration…

2. A Hanoï, j’ai perdu mes cheveux. Tous. Pour de vrai.
Trois mois après mon arrivée, ils ont commencé à tomber en masse (il me restait dans les mains).
Après avoir rempli l’équivalent d’un sac en plastique en 10 jours, je suis partie consulter un médecin à l’Hôpital Français de Hanoi (Bệnh viện Việt Pháp Hà Nội).
Mes analyses étaient bonnes, la Doctoresse (dont je n’étais pas la première patiente avec ces symptômes) en a conclu que c’était dû au stress.
Pour info, sachez que le bulbe du cheveu meurt parfois suite à un événement traumatisant et ce n’est que 3 mois plus tard que le cheveu tombe. Date qui coïncidait avec mon arrivée à Hanoï !
De retour en France pour les vacances, ma mère à qui je n’en ai jamais parlé, me demandait sans cesse : « mais pourquoi diable as-tu coupé tes cheveux aussi courts !!!!????«

3. A Hanoï, j’ai eu la pire intoxication alimentaire de ma vie (je n’avais JAMAIS été aussi et autant malade).
Nous étions parties à Cat Ba (petite île près de la Baie d’Halong) pour un week-end entre filles avec la Designeuse et la Communicante. Nous avions bouclé notre dernier jour par un trekking dans le Parc Naturel suivi d’un déjeuner dans un petit village ethnique (sans doute la cause du maaaal).
La nuit, de retour à Hanoï, j’ai vécu la plus grande expérience métaphysique de ma vie. Cette nuit-là, j’ai perdu mon estomac ainsi que tout contrôle sur mon corps : j’avais l’impression de léviter au-dessus de mon corps et de le voir agoniser dans la salle de bain.
Le lendemain, la Designeuse et moi nous sommes retrouvées aux Urgences du Bệnh viện Việt Pháp Hà Nội.
Bizarrement la Communicante, elle, avait dormi comme une loir, n’avait pas eu l’ombre d’un début de hoquet et trouvait tout cela « fort bizaaare » (il faut dire que la Communicante est coriace, elle a été élevée à l’alcool fort…)

4. A Hanoï, j’ai été percutée de plein fouet par une moto (je rappelle que je suis cycliste).
Les cyclistes à Hanoï valent moins qu’une moto, qui vaut moins qu’une voiture, qui vaut moins qu’un bus (mais quand même plus qu’un piéton, ouf).
J’ai été transportée à l’hôpital en taxi Mai Linh alors que je saignais (nous sommes à Hanoï). J’ai eu énormément de chance (j’étais tombée sur les dents, j’entends encore le bruit du choc sur la route résonner dans ma tête mais mes dents ne m’ont pas lâchée !).
Je m’en suis sortie le visage tuméfié et avec plein d’ecchymoses durant plusieurs jours (a.k.a « Vis ma vis d’Elephant Man »).
Pour info, mon vélo a été tout cabossé durant l’accident, la roue avant pliée en 2, mais un mécanicien a quand même réussi à le réparer (ils sont forts les Vietnamiens).

5. Toujours dans les questions d’ordre médical, j’ai eu le ligament de la cheville arraché (en faisant du sport).
« C’est une entorse grave« , m’a dit le docteur.
Résultat, j’ai porté des béquilles et une attelle pendant 5 semaines, puis j’ai boité pendant 6 mois (je n’ai pas fait toutes les séances de ré-éducation, un autre épisode tragi-comique mais n’en rajoutons pas).
Sinon marcher en béquilles à Hanoï c’est un peu comme la traversée du désert… mais sans bouteille d’eau : ce n’est pas impossible, d’autres l’ont déjà fait avant mais c’est quand même l’enfer et vous en bavez !
Au final, un autre grand moment de vie (après ce énième pépin, la designeuse m’a dit un jour « Maïeva, en sortant de là tu vas devenir une warrior ! »)

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Alors, et vous, quels petits désagréments avez-vous rencontrés au cours de votre expatriation ? :-)