L’expatriation en pleine croissance … et honneur aux femmes expatriées !

Article paru sur LeFigaro.fr

Selon une étude de PwC, la mobilité internationale augmentera de 50 % d’ici 2020. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie demeurent des destinations professionnelles privilégiées.

Les cadres français se montrent très frileux avec la crise et ne souhaitent pas changer de poste. Mais dans les années à venir, les entreprises doivent s’attendre à gérer une forte augmentation des expatriations, selon une étude du cabinet de conseil PwC.

D’ici 2020, selon cette étude, la mobilité internationale devrait bondir de 50 % (contre + 25 % sur la dernière décennie), notamment à cause d’un doublement du nombre de femmes mutées.

«La proportion des femmes a déjà doublé de 10 % à 20 %, et devrait atteindre 27 % d’ici 2020», prévient PwC en soulignant que de nouvelles formes d’expatriation se développeront, obligeant les entreprises à adapter leurs pratiques. Un exemple parmi d’autres: les salariés privilégieront davantage les missions de court terme, alors que traditionnellement, ils s’installaient dans un pays pour plusieurs années. «Le pourcentage des mutations durant moins de 12 mois est déjà passé de 10 % à 20 % depuis 2002», et la tendance devrait se poursuivre, insiste le cabinet de conseil.

Peu de candidats pour l’Inde ou la Chine

Autre constat: alors que le développement international des entreprises se fera le plus souvent sur les marchés émergents, les collaborateurs de la Génération Y opteront en priorité pour les pays plus développés. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie demeurent des destinations professionnelles privilégiées, rappelle PwC.

Les chiffres sont assez éloquents: «alors qu’environ 70 % des jeunes diplômés interrogés voudraient travailler à l’étranger et 53 % se disent prêts à s’installer dans un pays moins développé, seuls 11 % accepteraient de travailler en Inde et 2 % en Chine continentale», prévient l’étude.

Enfin, les employeurs des pays occidentaux, traditionnellement plus attractifs en termes de salaires et d’opportunités de carrière, perdront leur avance sur les pays émergents. «De nombreux talents des pays émergents rentreront pour poursuivre leur carrière dans leur pays d’origine. Les professionnels des ressources humaines devront donc gérer les nouvelles attentes de ces pionniers».

Article source : LeFigaro.fr
Lien vers l’étude complète de PWC : La mobilité internationale en 2020

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