Guide pour votre expatriation au Canada !

Le Canada arrive en deuxième place de la liste des pays où les Français préféreraient travailler et étudier. Ils sont même près de 150 000 à y travailler. Et comme vous pourrez le lire dans cet article du Figaro, « Les français s’expatrient de plus en plus au Québec! ».

Dans ce post, nous vous faisons donc part de différents articles et informations qui nous paraissent intéressants si vous projetez de vous expatrier au Canada, ou si vous y êtes déjà !

LES DEMARCHES

Comme introduction, nous vous proposons de lire un article du blog d’immigrechoisi, qui décrit justement toutes les démarches à effectuer pour partir au Québec en tant que travailleur qualifié.

Canada : Immigrer au Québec pour les nuls

immigrer au canada quebec

Depuis quelques temps, l’idée d’aller chasser le Caribou dans le grand nord du continent américain recommence à me titiller. Je me souviens quand j’étais encore au lycée en Afrique. Dans mes rêves les plus fou, le Canada occupait magistralement podium de mes destinations d’immigration. Dans mes rêves les plus fous, je me voyais immigrer au Canada. Plus précisément partir étudier en Master dans une université canadienne, puis enchainer sur un doctorat aux Etats Unis et enfin revenir en Afrique devenir le Bill Gates africain. :) Jamais je ne m’imaginais poser les pieds en Europe, encore moins y séjourner si longtemps. « le rêve américain » était parvenu jusque dans les coins reculés du tiers monde.

Finalement, par un concours de cisconstances, je suis arrivé en France, puis je m’y suis habitué et petit à petit, mon « rêve » américain s’est estompé et a finir par se perdre dans les méandres de ma mémoire. Jusqu’à ce que je subisse…

…l’électrochoc du plafond de verre en France

Ce n’est un secret pour personne. J’ai suffisamment bloggé sur ma déception de mon séjour en France. Je ne vais pas revenir dessus. Ce n’est pas le sujet. Sauf que par hasard, je suis tombé sur une plaquette commerciale du gouvernement canadien qui vantait le Québec et encourageait les gens comme moi à venir s’y installer. Tout à coup, comme le phoenix qui renait de ses cendres, je suis retourné aux fondamentaux. A mes rêves de gosses… L’envie d’immigrer au Canada a refait surface. Alors, je me suis mis en tête de retourner à l’état dans lequel j’étais quand j’avais 15 ans, et de me donner un coup de pied au cul pour vivre ENFIN cette vie dont j’ai toujours rêvé. Du coup, j’ai passé une bonne partie de ma matinée à fouiner sur le net à la recherche d’informations sur les procédures d’immigration au Canada. La bonne nouvelle? Le canada accueille toujours à bras ouvert les travailleurs qualifiés. La mauvaise? Avec les conditions de vie qui se dégradent de plus en plus en Europe, le nombre de demandes augmente à un rythme fou et il se pourrait que les conditions soient durcies d’ici peu.

Alors, comment immigrer au Canada si on est travailleur qualifié?

La procédure est en fait simple…Ou pas! selon comment vous voyez les choses. Etant étranger diplomé d’une grande école française, je ne vais donc parler que du cas qui me concerne. Celui d’un africain ayant obtenu son diplôme en France et qui choisi de partir s’installer au Canada en tant que « travailleur qualifié ». La procédure entre le dépot de la demande et l’installation effective au Canada prend à peu près un an. Le Canada étant un Etat fédéral (chaque province est plus ou moins autonome), la plupart des provinces canadiennes ont conclu un accord avec le gouvernement fédéral du Canada leur permettant de sélectionner eux même les immigrants qui souhaitent s’établir sur leur territoire. Ainsi, selon que vous envisagez par exemple de vous installer à Toronto ou à Montréal, il vous faudra au préalable vous adresser au gouvernement de la province de l’Ontario ou du Québec. Si vous souhaitez immigrer au Canada à titre de candidat d’une province, vous devez d’abord présenter une demande à la province dans laquelle vous souhaitez vous établir et suivre la procédure de désignation. La province évaluera votre demande en fonction de ses besoins en matière d’immigration et de votre réelle intention de vous y établir. Une fois l’accord de la province obtenu, il vous faudra faire la demande officielle d’immigration au gouvernement fédéral.

La province du Québec par exemple est responsable de la sélection des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Le Québec sélectionne les candidats à l’aide d’un ensemble de critères qu’il a lui-même établis en fonction de ses objectifs en matière d’immigration. Si le candidat est sélectionné, il reçoit un certificat de sélection du Québec (CSQ), et peu alors déposer une demande officielle auprès du gouvernement fédéral canadien. En plus des formulaires officiels à remplir et des frais de traitement à payer, le candidat à une sélection du Québec doit fournir avec sa demande un certain nombre de documents :
- Une photocopie de son passeport en cours de validité
- Une copie certifiée (dans une mairie) conforme de son certificat de naissance
- Une copie assermentée (au tribunal) de son titre de séjour en cours de validité
- Une copie certifiée conforme des relevés de notes et diplômes universitaires
- Une attestation/certificat pour les stages et emplois effectués par le passé (délivré par les employeurs)
- Les photocopies des trois derniers bulletins de paie s’il y a lieu
- Les résultats originaux du « Test de connaissance de Français » TCF, ou TEFAQ (des centres de passage sont présents plupart des villes de France).
- Les résultats originaux du test de connaissance de l’anglais (IELTS) s’il ya lieu (ce document est facultatif)

Une fois le dossier complet envoyé au bureau de sélection du Québec, ce dernier peut soit répondre directement favorablement (dans ce cas vous recevrez alors par la poste votre Certificat de sélection du Québec), soit vous convoquer pour un entretien afin de vérifier les renseignements fournis dans votre demande, soit vous notifier une intention de refus (en précisant pourquoi votre demande a été rejetée).

Pour l’instant donc, je n’en suis qu’à l’étape initiale: réunir toutes les pièces exigées. Le voeux initial aurait été d’aller dans l’Ontario et plus précisément à Toronto, en raison de l’importance de sa place financière et de son dynamisme économique. Mais pour l’instant, le Québec semble plus attractif et surtout plus abordable financièrement.

Source de l’article : ici

L’EMPLOI, LE SALAIRE 

Pour aborder la question du salaire, nous vous proposons le site Working in Canada, qui en plus de proposer des offres d’emplois, vous permet de voir le salaire moyen de la plupart des métiers au Canada. En écrivant votre profession ou le code postal de votre lieu de travail au Canada, vous obtiendrez des informations sur les salaires minimum, moyens, et maximum enregistrés au Canada.
Les salaires indiqués sont bruts et se basent sur divers sondages sur les salaires au Canada. Il faut bien sur prendre ces indications avec précautions. Les chiffres vous donnent un ordre d’idée mais absolument pas un salaire exact que vous obtiendrez en arrivant au Canada.
De plus, faites attention au taux horaire qui est très variable selon les provinces.

Le site vous suggère également plusieurs définitions de votre métier pour vous aider à définir un code NOC (National Occupational Classification).
Cet indice vous aide à définir précisément le métier recherché pour savoir s’il correspond bien au même métier au Canada. Cet indice est également important lorsque vous faites une demande de visa de travail au Canada.

Les journées du Quebec sont organisées 2 fois par an à Paris, et sont l’occasion de rencontrer plusieurs dizaines d’employeurs québécois et de pourvoir plus de mille postes dans des secteurs ciblés.

Autres liens de recherche d’emplois :

LE PVT, UN BON MOYEN DE S’EXPATRIER QUAND ON EST JEUNE

Le PVT (Programme Vacances Travail), appelé aussi WHV (Working Holiday Visa), est un visa temporaire  offrant la possibilité à tous les jeunes Français (de 18 à 35 ans) et Belges (18 à 30 ans) de travailler et de circuler sur le territoire canadien pendant 1 an.
Le PVT est également disponible pour d’autres pays : Australie, Singapour, Argentine, Japon, Corée du Sud, Nouvelle-Zélande.

Le PVT est un dispositif faisant parti du programme « Expérience Internationale Canada » (EIC) proposant  plusieurs visas temporaires pour des personnes souhaitant acquérir une expérience professionnelle au Canada. Le PVT étant l’un des visas les plus populaires car il n’est pas nécessaire d’avoir une offre d’emploi pour y postuler.

La demande du PVT se fait au moment de l’ouverture de ces visas par le gouvernement canadien, souvent en fin d’année.
Pour vous tenir informé de la date d’ouverture des PVT (ou des autres programmes proposés par l’initiative Expérience Internationale Canada), nous vous invitons à vous abonner au système d’alerte mail sur le site de l’ambassade du Canada en France

Et comme tous les ans, le nombre de PVT disponible est soumis à un quota. Et plus les années passent et plus ce quota est atteint rapidement. A titre d’exemple, en 2012, les 6750 places disponibles pour les ressortissants français sont parties en seulement 12 jours !

Le PVT est victime de son succès, ne tardez donc pas à déposer votre demande ! Pour vous aider à gagner du temps au moment de remplir votre dossier, voici la liste d’éléments à prévoir :
- Un passeport valide
- Une attestation de fonds délivrée par votre banque (pour les demandes de PVT 2012, il fallait attester d’un montant minimum de 2100 euros). Certains candidats ont des difficultés à obtenir rapidement ce justificatif, vous pouvez donc d’ores et déjà rencontrer votre conseiller financier pour vous assurer qu’à l’ouverture des PVT, il vous la fournira sans problème.
- Un CV à jour et une lettre de motivation sur vos motivations à venir au Canada.
Vous pouvez consulter la liste complète des pièces à fournir sur le site de l’ambassade du Canada en France.

Pour en savoir plus sur le PVT/WHV, vous pouvez consulter ce site

LE CANADA, UN REVE POUR BEAUCOUP, UNE DESILLUSION POUR D’AUTRES…

Mais, derrière le « Canadian dream », se cache une réalité moins idyllique, entre visas et permis de travail : certains Français vivent dans une grande précarité.

Alors comme on dit … »mieux vaut prévenir que guérir » … on vous recommande donc quelques lectures pour vous alerter sur certaines réalités

Extrait : « Entre les permis “Vacances-Travail”, “Temporaire”, “Étudiant”, “Jeune professionnel” et la « Résidence Permanente », les administrations provinciales et canadiennes font face à des flots de candidatures si nombreux qu’ils ont un impact ravageur sur les modalités et surtout sur les délais d’obtention.

Pour ne parler que de la « Résidence Permanente » (appelée « RP »), elle est de loin le moyen le plus sûr de rester sur le sol canadien au long terme. Il y a dix ans, les plus chanceux pouvaient l’obtenir depuis la France en moins d’un an. Mais, entre temps, les conditions ont été assouplies pour pouvoir y postuler tout en étant sur le territoire. Résultat : aujourd’hui, certains déjà installés au Canada attendent déjà depuis plus de deux ans !

La fermeture du bureau de Buffalo, dans l’état de New York, qui traitait plusieurs milliers de dossiers de « RP » à l’échelle fédérale, a eu pour conséquence le transfert de ceux-ci dans d’autres bureaux toujours actifs… Et ils sont arrivés directement en-dessous des piles de dossiers déjà en cours. Voici quelques exemples des conséquences subies par certains Français (les prénoms ont été modifiés) »

>>> Lire la suite ici

Les immigrants arrivent au Québec forts d’une conviction que leur vie professionnelle y sera douce et belle. Mais une série d’obstacles séparent le rêve de la réalité, rimant avec discrimination, incapacité à reconnaître leurs compétences et politiques brouillonnes.

Au Québec, 2010 fut une année record pour le nombre d’immigrants admis (53 981). Année record d’entrées, dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre où les promesses d’emploi servent d’appât convaincant, mais constituent en réalité un mirage : une fois les immigrants installés au pays, la déqualification, le chômage et la pré- carité sont trop souvent au rendez-vous.

Les paradoxes affluent dans ce dossier complexe. Avec celui-ci au sommet des incompréhensibles : la politique d’immigration du Québec va jusqu’à cibler ses besoins d’immigrants de manière très spécifique, mais la politique d’intégration de ces mêmes immigrants ne suit pas la cadence. Résultat ? Des immigrants surqualifiés peinent à trouver un emploi, ou échouent dans des profils qui n’ont rien à voir avec la formation acquise dans leur pays.

Les chiffres sont là pour montrer les écueils gigantesques sur la route de l’intégration socio-économique des nouveaux arrivants : taux de chômage deux fois plus élevé chez les immigrants que chez les natifs (14,2 % contre 7,1 %) et taux de faible revenu 2,7 fois plus important pour les premiers que pour les seconds.

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ET POUR PLUS D’INFOS ENCORE …

> Si ce n’est déjà fait, inscrivez-vous sur www.expatunited.com afin de rejoindre la communauté d’expatriés et futurs expatriés au Canada… c’est gratuit alors ne vous en privez pas !

Parcourez l’ensemble des questions déjà posées par la communauté ….
Vous ne trouvez pas la réponse à vos questions ? Posez-les ! La communauté d’expatriés se fera un plaisir de vous aider : le choix de votre quartier, de l’école pour vos enfants, des formalités à accomplir, etc. N’hésitez pas à les solliciter !

Consultez le Guid’Expat pour vous aider dans vos démarches tout au long de votre parcours d’expatriation : livres, assurance santé, déménagement, coaching, etc.

Réseautez ! Recherchez des français installés dans votre ville, ayant les mêmes passions que vous… faites connaissance !… et n’hésitez pas à vous rencontrer une fois sur place !

Et une fois installé, créez des évènements pour vous rencontrer, partagez vos bons plans … et répondez vous-même aux questions de p’tits nouveaux en quête d’informations :-)

Si vous avez envie de partager votre expérience d’expatrié au Canada, ou d’ajouter des compléments d’informations/liens, n’hésitez pas à vous exprimer via les commentaires !!

 

 

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  • Lisa

    Salut !

    Est-ce que ton livre existe au format Kindle par hasard ou vas-tu le mettre sous ce format ? Pas facile de le lire quand on ne vit pas en France ;)

    Merci !

    • expatunited

      Bonjour,
      De quel livre parles tu ?

  • Lisa

    « Un livre : « Immigration au Canada, du rêve au cauchemar », qui décrit l’amère expérience de l’auteur, qui a vécu l’enfer au Québec. »

  • expatunited

    Ah oui ! ben non malheureusement il n’a pas l’air d’exister en format kindle … mais ce n’est pas nous qui l’avons écrit pour info :-) , on transmet juste l’info !

    • Lisa

      Ben oui mais la question était pour l’auteur justement ;)

      • expatunited

        ah oui ! ben espérons qu’il lise l’article un jour pour te répondre alors :-) … et propose son livre en format kindle !

  • Lisa

    Il a écrit l’article pour votre blog mais ne vient pas vérifier les commentaires ? Un peu étrange…

  • expatunited

    ah il y a incompréhension alors … c’est nous qui avons écrit l’article … et dans cet article nous faisons juste référence à différents articles et ou livres qui nous paraissaient intéressants sur l’expatriation au Canada.

  • Alain Kadlec

    Et oui, l’expatriation ne réussi pas automatiquement à tout monde. En 38 ans au Québec, vivant à la frontière de l’Ontario, j’ai bien vu la moitié des immigrants repartir dans les 5 ans… et l’autre moitié bien réussir en faisant les efforts nécessaires. Ce n’est pas facile d’immigrer, c’est parfoit dur, mais c’est particulièrement formateur. On y crois ou pas, on à le choix de repartir ou pas; chaque cas est unique. Apprend t-on quelque choses lorsque tous est facile? Est-ce que cela vaut la peine d’essayer, oui sans aucun doute. Je suis partit sur un coup de tête, sans aucune préparation, sans savoir ou j’allais dormir le soir de mon arrivée…aucun comité d;accueil, aucune connaissance sur place, aucun plan. …et j’y suis encore. Il faut aller au bout de ses rêves, ici ou ailleurs, même dans son pays d’origine. Partir de réglera pas vos problêmes personnels; ceux-ci seront tout simplement différents. Si c’était à recommencer…hum, je ne sais pas. J’y suis encore et la France ne me manque pas…de moins en moins…c’est cela l’important.
    Alain Kadlec
    Gatineau QC