Le top 10 anti déprime pour gérer votre retour en France !

Vous rentrez en France cet année ? Pas de stress ! Mathilde, du blog My Tailor is an expat, expatriée à Bangkok, vous livre toutes ses astuces pour éviter la déprime du retour et contrer ainsi tous les préjugés qui ont le vent en poupe chaque année à cette période dans les médias ! :-)  

ll fut un temps où l’on nous parlait beaucoup de la déprime de la femme d’expat. Comme il n’y a pas moyen d’être heureux plus de deux minutes dans ce bas monde, la mode est aujourd’hui aux articles consacrés à la dépression du retour d’expat. Car, attention, amis expatriés, il paraît vous êtes en train de manger votre pain blanc ! Quand le glas du retour en France sonnera, ça ne va pas être de la tarte.

Heureusement, si vous vivez mal ce retour (que personne n’attendait?), vous serez dans l’air du temps et vous pourrez trouver de l’aide. Sites internet, groupes de soutien, coachs spécialisés se partagent ce florissant marché qu’est le ”retour d’expat”. Je me demande bien ce qu’ils pourront faire de plus pour vous que ce que je m’apprête à partager avec vous ?

La déprime post-expatum*, elle ne passera pas par vous !

* Modèle déposé My tailor is an expat.

Vous rentrez en France cet été ou craignez de devoir le faire un jour ? Mettez tous les bons souvenirs de côté et rappelez-vous : votre expatriation, ça n’a pas été les grandes vacances tous les jours et, en comparaison, il y a des choses en France qui vont être super !! Soyez confiant(e) et jetez-vous dans le grand bain avec le même entrain que lorsque vous avez mis les pieds à l’étranger pour la première fois.

1-    La galère administrative

Apparemment, de retour au bercail, vous allez vous arracher les cheveux avec l’Administration française. Errer dans les couloirs de la Sécu à la recherche de dossiers perdus, inscrire à l’école des enfants scolarisés jusque là dans des systèmes improbables, expliquer son parcours à Pôle Emploi ou à la CAF… Mais à qui cela fait-il peur ?

Certainement pas à vous qui avez connu bien pire et avez mâté des interlocuteurs coriaces dans le monde entier ! Piles de documents à remplir en langue locale et tonnes d’autres à faire certifier par de sombres agents assermentés… Officiers de l’immigration retors, banquiers méfiants qui ne vous laissaient rien faire sans votre mari, policiers corrompus et crapuleux, douaniers trop zélés ou autres interlocuteurs vicieux qui ont toujours fait mine de ne pas comprendre votre accent…  Maintenant que tout va se faire dans votre langue natale, vous allez vous surpasser !

2-    La difficile ré-adaptation

On nous dit aussi que psychologiquement, ça ne va pas être facile. Vous allez avoir du mal à renouer avec votre entourage, vous allez vous sentir en décalage avec votre nouveau pays et ses habitants, vous allez osciller entre tout faire pour vous adapter ou batailler pour garder votre identité et maintenir des habitudes chères à vous et votre petite famille.

Bref, rien qui n’ait pas été votre sport quotidien durant vos années au loin, non ?

3-    Le tissu social, l’environnement amical

En quittant la vie d’expat, vous allez être arrachée au cocon rassurant qu’est l’association d’Accueil de votre ville, laquelle vous a si bien entourée pendant cinq ans. Et qui va vous accueillir à bras ouverts de l’autre côté, qui va organiser un grand Café en septembre pour relancer votre vie sociale ? Paris Accueil ou Lyon Accueil ? Point du tout !

Vous avez si peur de vous sentir seule… Allez, vous avez bien ou une deux copines qui seront contentes de vous retrouver. Mais vous avez répété à qui voulait l’entendre que vous vous êtes éloignée d’elles car votre vie est devenue tellement plus riche que la leur ? Ce n’est pas grave, elles n’en savent rien. Et un déjeuner avec une vraie vieille copine, même si on a un peu moins de choses en commun qu’avant, ça ne vaudrait pas 100 cafés avec 25 bénévoles de l’association d’Accueil ? Voir même tous les ateliers sculpture sur savon du monde ?

4-    Retour à l’anonymat

A l’étranger, même le plus grand des losers est quelqu’un : il n’est pas comme les gens de son pays d’accueil, il est un Français de l’étranger. Alors, c’est sûr, en rentrant en France, retour à l’anonymat total. De nouveau, vous ne serez plus qu’une Française parmi toutes les autres.

C’est vrai, personne ne se retournera plus sur vous quand vous parlerez Français à vos enfants dans la rue, personne ne vous demandera plus de quel beau pays vous venez ni depuis combien de temps vous vivez là, personne ne vous complimentera plus sur votre accent so frenchy ou sur votre style Sôôô Paris ?… Mais heureusement, plus aucun chauffeur de taxi ne vous récitera avec fierté la liste des joueurs de l’équipe de France de 1996, jamais plus on ne vous demandera en ricanant « Voulez-vous coucher avec moi ce soôôôir ? », vous ne prendrez plus jamais le risque d’entendre (et de peut-être comprendre) « Il est mignon ce gamin mais sa Maman, elle a vraiment une drôle de tête », et l’été, plus personne non plus ne vous demandera d’un air moqueur si vous ne voyez que des Français. Ouf !

5-    Les enfants
  • Petit A, vous aviez une nanny à plein temps dans votre/vos pays d’accueil.

Vous n’aurez donc pas le temps de déprimer lors de votre retour en France. Redécouvrir vos enfants, apprendre qu’à 10 ans, ils ne savent pas s’habiller seuls ou qu’ils ont besoin d’un adulte pour jouer aux Playmobils, voilà qui va occuper vos journées.

  • Petit B, vous étiez dans un pays où l’aide à la petite enfance était inexistant.

A vous la liberté ! Car en France, il y a des crèches et l’école ne termine pas à 15h ! La simple joie de boire un café seule en terrasse vous fera oublier toute nostalgie de votre soi-disant trépidante vie d’expat d’avant. Car maintenant que vous rentrez, vous pouvez l’avouer : vous qui avez mis au monde trois enfants à l’étranger, tout ce que vous avez connu de rencontres enrichissantes avec les locaux se résumait à des rendez-vous de pédiatres et des playdates dans votre quartier. Oui, vous venez de passer 5 ans assise en rond sur des tapis de mousse avec vos amies locales à chanter en boucle (et mimer) ”Twinkle twinkle little star”. La France, ça va être passionnant !

Pour connaître les 5 autres tips anti-déprime de Mathilde, rendez-vous ici !

Vous êtes sur le point de rentrer en France ? Dites-nous en commentaires quelles sont vos pires inquiétudes !

Vous êtes déjà passé par là ? Racontez-nous vos tips et vos anecdotes les plus drôles (ou pas!)

Et si on partait avec Lili au Brésil ?

Quand Lili Plume m’a contacté il y a quelques mois pour me présenter le livre qu’elle venait était en train de finaliser sur son expatriation au Brésil, je suis allée par curiosité lire les premières pages dévoilées sur son site … j’en ai lu une … puis 2 … et je n’ai pas pu m’arrêter … son style est léger, joyeux, et tellement bien écrit qu’on a juste envie de connaître la suite et ainsi vivre à travers elle son expérience de l’expatriation ! …

Mais patience … avant de vous donner les infos pour vous plonger dans son récit, je vous propose de la découvrir à travers son interview !

  • Expat United : D’où viens-tu ? Depuis combien de temps es-tu expatriée au Brésil ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

Moi, c’est Lili Plume, une « femme d’expat » comme on dit. L’une de ces épouses courageuses qui ont quitté leur pays, leur travail, leur famille, leurs amis pour suivre leur conjoint en mission à l’autre bout de la planète ! Enseignante dans la région lyonnaise depuis quinze ans, je vis au Brésil avec mon fils et mon mari depuis maintenant presque deux ans à São José dos Campos, une ville de la taille de Lyon à une heure et quart de São Paulo.

 

  • Expat United : Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ? Départ à l’aventure ou bien préparé?

« Et si on partait vivre au Brésil… ma chérie ? »

Voilà ce que mon cher et tendre m’a un jour lancé, l’air de rien, alors qu’on buvait une bonne bière en terrasse par un beau jour de printemps 2013. Une simple phrase d’apparence anodine et qui a pourtant eu l’effet d’un tsunami dans ma vie si paisible jusque-là. Ingénieur en plasturgie chez un équipementier automobile, son entreprise lui a proposé un contrat d’expatrié au Brésil. J’ai alors demandé une disponibilité à l’Education Nationale, et après quelques épisodes rocambolesques avant même de partir, toute la famille est enfin arrivée sur le sol brésilien. 

  • EU : Comment s’est passé l’intégration dans ton pays ?

Sao Jose dos campos

Notre adaptation dans le pays a été une véritable épopée ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai décidé un jour d’écrire un livre. Quelle aventure ! Un changement de climat radical, on est passé de zéro degré à quarante. On ne parlait pas un mot de portugais, langue difficile à comprendre au début avec l’accentuation brésilienne. Des moments de solitude face à des gens qu’on ne comprenait pas et qui ne nous comprenaient pas! Dans une ville où très peu de brésiliens parlent anglais ! Mon mari au travail et mon fils à l’école, j’ai très vite compris, les tous premiers jours, ce que le mot RIEN signifiait: pas d’amis, pas de famille, pas de voiture, pas de téléphone, pas de travail, pas de communication possible… Et puis, grâce à l’école bilingue de mon fils (dans laquelle il s’est d’ailleurs très vite plu), j’ai commencé à faire des connaissances: des mamans brésiliennes, mexicaines, argentines, vénézuéliennes… Grâce à Facebook j’ai découvert le groupe des francophones et des anglophones de la ville. Petit à petit, ma vie sociale a  pris forme… 

  • EU : Est-ce ta première expatriation ? 

J’ai toujours beaucoup voyagé dans ma vie : Europe, Asie, Amérique du Nord, Afrique du Nord mais jamais en Amérique du Sud. Et c’est ma première expatriation.

  • EU : 3 choses que tu adores dans ton pays d’expat ?

- Les Brésiliens. Ce sont des gens adorables et accueillants. Il y a une vraie chaleur humaine ici. C’est le pays de l’abraço (l’embrassade chaleureuse), les gens se prennent dans les bras en permanence ! Même les enfants entre eux ! Et ils ne cessent de souhaiter la bienvenue aux étrangers, de leur demander si le pays leur plait (même après deux ans de vie ici) et ne sont jamais avares en compliments ! Ils adorent les enfants et mon fils est vraiment heureux ici ! Surtout depuis qu’il a découvert le « futebol » qu’il pratique avec une vraie passion ! 

- Les merveilles naturelles. Ce pays est un rêve. Chaque weekend, on peut aller sur une plage différente et à chaque fois plus belle. Des villes coloniales, des déserts de dunes de sable blanc avec des lagons d’un bleu cristallin, des chutes d’eau impressionnantes au milieu de la forêt tropicale. Le climat paradisiaque : très chaud et humide en été. Et en hiver, c’est encore mieux : normalement chaud avec toujours un magnifique ciel bleu.

- Les fruits sont un réel bonheur au Brésil ! Il y en a une quantité astronomique provenant principalement du Nord-Est du pays. Mon préféré est le jus de cajou, ce gros fruit jaune sur lequel pousse la noix de cajou.

  • EU : 3 choses que tu détestes dans ton pays d’expat ?

- Il y a une grande pauvreté au Brésil. Une partie de la population vit dans des conditions précaires, est peu instruite, et la plupart du temps, travaille pour l’autre partie plus riche de la population. Et pour une misère…

- L’insécurité. Une arme est très vite sortie au Brésil. Même si la ville où je vis doit être l’une des plus sûre du pays, (très industrialisée, riche et avec beaucoup d’étrangers expatriés) il faut toujours rester vigilant.

- La corruption à tous les niveaux. En gros, plus on paye, mieux on s’en sort !

  • EU : A quelles difficultés es-tu le plus confronté ?

Quand on arrive au Brésil, tout un tas de choses peut poser problèmes. Faire fonctionner son électroménager sachant que les normes électriques varient d’une ville à l’autre ! Se faire comprendre dans les démarches administratives au téléphone pour avoir internet, l’eau, l’électricité…Rien n’est simple. Et le pire : l’administration. Compliquée, payante, des délais interminables…En général il faut payer les services d’un despachante, un « facilitateur » (de la corruption officialisée), pour arriver au bout d’une démarche administrative. Sinon, c’est quasiment impossible…

  • EU : Un fait marquant à nous raconter ? 

Vivre au Brésil, pour un Français, c’est forcément un choc culturel. Par exemple ici, les gens sont toujours positifs et rien n’est jamais très grave. Comme de chercher sa voiture dans toute la ville pendant trois jours par ce qu’on ne sait pas dans quel garage la remorqueuse a bien pu la déposer ! Où de se faire dérober, sur l’autoroute de São Paulo, tout son électroménager avant même d’avoir été livré. Et face à ces situations qui auraient rendu fou n’importe quel non Brésilien, la phrase qu’on a le plus entendu : « Fica tranquila ! Deixa comigo ! » (Ne vous inquiétez pas, on s’en occupe)

Une phrase qui pourtant,  ici, est le signal clair que rien ne va se régler simplement !

  • EU : Côté culinaire ? La France te manque ? Quelle est ta spécialité locale préférée ?

La spécialité locale que je préfère ici est le pão de queijo ! Un beignet de fromage cuit et croustillant ! Un vrai régal. Mon conjoint, lui, est tombé amoureux de la glace à l’açai, très typique au Brésil. C’est un fruit qui ressemble à une myrtille avec le gout du chocolat. On la sert avec des bananes, des céréales, du miel et, parfois même, du dolce de leite (lait concentré). Une bombe calorique absolument délicieuse.

Mais bien sûr la France me manque pour ses croissants, ses baguettes, ses fromages, ses bons vins…

  • EU : Plutôt des amis français, brésiliens, expatriés internationaux ? les brésiliens sont sympas / accueillants?

J’ai beaucoup plus d’amis étrangers, latino-américains et européens, que Brésiliens. Et c’est normal. Même si les autochtones sont accueillants et le cœur sur la main, ils ont leur vie ! Il est donc pour nous beaucoup plus facile de se retrouver entre expatriés à la recherche de nouveaux liens sociaux que d’entrer dans l’univers familial d’un Brésilien. Ça vient dans un second temps ! Comme en France d’ailleurs…

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le plus de France ?

- Le cinéma français

- Les habits plus sobres

- Le second degrés français (Les Brésiliens sont souvent au premier degré et ultra sensibles. Il faut faire attention à ce que l’on dit. Maxime a pu s’en rendre compte au travail où certaines de ses blagues n’étaient pas comprises ou mal interprétées ! Un petit réglage a été nécessaire !)

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le moins de France ?

- Le côté négatif (moi la première) des Français

- Le côté ultra stressé (moi la première) des Français

- La cigarette. Ici les brésiliens fument beaucoup moins.

  • EU : Un lieu insolite au Brésil à partager avec nous ? Quel est ton endroit préféré ?

Un lieu insolite … Paraty, une magnifique ville coloniale au bord de l’océan, un ancien port par où transitait l’or et plus tard, le café, et dont les rues sont inondées à marée haute !

Rio de Janeiro est mon endroit préféré au Brésil. C’est une ville magique pleine de contrastes mais dont on ne se lasse pas…Et la vue au sommet du Pain de Sucre au coucher du soleil doit être l’une des plus belles au monde…

Corcovado

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • EU : Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France ? de faire un autre pays d’expatriation ?
On est sur le départ, mais on ne sait pas encore pour où. Mais ce qui est sûr, c’est que l’on n’a pas envie de rentrer ! Tous ces efforts pour partir, s’adapter dans un nouvel environnement, l’apprentissage du portugais et de l’anglais pour mon fils, toute cette richesse apportée par l’expatriation, des rencontres, des découvertes…Ce serait dommage de tout arrêter maintenant. On a envie de poursuivre l’aventure de l’expatriation encore quelques années !
  • EU : Depuis quand es-tu inscrite sur www.expatunited.com ? Que cela t’ a t’il apporté ?

J’ai lu quelques beaux témoignages sur expatunited.com. Mais je n’y suis pas depuis longtemps. En tous cas, ça m’a donné envie d’en découvrir plus !

  • EU : Que dirais-tu aux personnes qui ont envie de venir tenter l’aventure dans ton pays ? Des conseils ?

Mon conseil serait de s’intégrer de manière dynamique: prendre le plus tôt possible des cours de langue pour passer les premières difficultés linguistiques. Créer des liens en rencontrant le maximum de personnes, même françaises, toutes les rencontres sont importantes. Surtout pour le moral!

Et puis ici, il faut vite apprendre à se détendre, changer de rythme…Les problèmes ne se résolvent pas rapidement…c’est une autre philosophie de la vie…

Ensuite, une fois passée la période d’adaptation, il est important  de se trouver un projet de vie! Travailler officiellement au Brésil, pour nous femme d’expatrié, c’est quasiment impossible (surtout en ce moment, en pleine période de crise), alors mon conseil serait de profiter de cette parenthèse pour tenter autre chose et surtout ne pas sombrer dans la déprime. La plupart de mes amies ont une activité maintenant : activités avec des enfants dans des favelas dans le cadre d’associations bénévoles, cours de Français, écriture d’un blog, cuisine et vente de produits français sur les marchés, confection d’habits sur mesure …

Beijo e abraço

 

Bon, allez, maintenant que vous la connaissez mieux, je sais que vosu mourrez d’impatience de lire vosu aussi les premières pages de son livre ! Alors c’est par ici

Vous pouvez retrouver Lili Plume sur Expat United !

Pensez à laisser vos impressions et commentaires ci-dessous sur cette interview, ça fait toujours plaisir …!! :-D

Vous êtes expatrié au Brésil ou projetez de vous y installer ? Rejoignez la communauté des expatriés français de votre pays d’accueil sur www.expatunited.com, le site 100% gratuit dédié aux français à l’étranger, et posez vos questions ou réseautez !

Et si vous avez vous aussi l’envie de partager votre expérience d’expatriation comme Lili Plume, écrivez-nous ! (contact@expatunited.com)

Retrouvez toutes nos interviews d’expatriés ici !

 

L’envie de s’expatrier peut naître très tôt, la preuve !

Je suis ravie qu’Homeric m’ait contacté pour partager avec vous son expérience (n’hésitez pas à en faire de même ;-) !), car je trouve que celle-ci est particulièrement intéressante … alors il eut été dommage qu’il la garde pour lui !!! :-)

S’apercevoir qu’un voyage, parmi tant d’autres, peut donner à un enfant la détermination de vivre son rêve d’expatriation … et lui donner l’énergie de mettre en place tous les moyens pour atteindre son objectif ! (avec notamment une école que je ne connaissais pas et qui je pense séduira les parents de lycéens qui nous lisent !)

Bref un beau parcours à lire ! N’hésitez pas à le commenter !

  • Expat United : D’où viens-tu ? Depuis combien de temps es-tu expatrié en Chine ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

Je suis né et ai grandi en France, dans les Yvelines (78). Cela fait maintenant plus de 6 ans que je vis en Chine.

J’ai emménagé en Chine en 2008 dans le cadre de mes études à l’université Fudan de Shanghai (district du Yangpu). Dès la fin de mes études, j’ai été recruté par un cabinet de chasseur de tête Franco-Chinois du nom de Dragonfly Group.

Après un court retour en France puis sur Shanghai, le cabinet m’a proposé d’ouvrir pour eux une succursale à Shenzhen, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Trois années plus tard, j’ai décidé de me lancer avec deux associés dans un projet entrepreneurial. Je suis aujourd’hui cofondateur en charge du Marketing et des Relations Publiques pour une startup développant un nouveau réseau social sur mobile du nom de Shosha.

Notre ambition est d’offrir aux utilisateurs une plateforme privé et intuitive sur laquelle ils pourront partager au quotidien un moment spontané de leur vie avec leur famille et amis proches.

  • Expat United : Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ? Départ à l’aventure ou bien préparé?

En 1998, pour mes 10 ans, mes parents ont voulu m’offrir un voyage. A l’origine, nous devions aller en Egypte. Malheureusement, des attentats nous ont forcé à changer de destination à la dernière minute. L’agence de voyage que nous avions sélectionnée nous a alors proposé une de leur nouvelle destination, la Chine. A l’époque, nous sommes partis de Paris pour nous rendre à Pékin, Shanghai puis Suzhou.
Depuis ce séjour, retourner en Chine, y vivre, apprendre la langue et la culture sont devenus un objectif de vie.

J’ai donc eu l’opportunité en 2006, après avoir obtenu mon bac, d’intégrer le Programme Franco-Chinois d’une école de commerce post-bac à Paris, l’ICD. Le programme m’a tout de suite séduit : 10 heures de chinois par semaine en complément du curriculum classique, deux années en France et deux années en Chine.

Après ces deux années en Chine, je n’ai pas eu de difficulté pour trouver un emploi et rapidement retourner en Chine.

  • EU : Comment s’est passé l’intégration dans ton pays ?

L’intégration s’est très bien passée. Les étudiants et professeurs chinois étaient tous très accueillants et le fait de posséder des solides bases en chinois mandarin m’a tout de suite permis de m’intégrer. Le fait de ne pas avoir un facies asiatique peut parfois créer une distance et des aprioris mais rien d’handicapant.

  • EU : Est-ce ta première expatriation ? 

Nous avons eu avec ma sœur la chance depuis très jeunes de beaucoup voyager avec nos parents. Ils ont toujours mis un point d’honneur à nous faire découvrir le monde pendant les vacances. J’ai donc eu l’occasion avant de partir seul à 21 ans d’avoir visité plus d’une vingtaine de pays en Europe, Amérique et Asie.

La plus grosse difficulté, lorsque l’on est en expatriation, est la distance avec la famille et les amis proches. Tous ceux à qui l’on tient et qui se trouvent du jour au lendemain à 10 000 km de distance…

  • EU : 3 choses que tu adores dans ton pays d’expat ?

Le pragmatisme, la nourriture, le dynamisme.

  • EU : 3 choses que tu détestes dans ton pays d’expat ?

Les aprioris, la pollution, la concentration humaine au mètre carré.

  • EU : A quelles difficultés es-tu le plus confronté ?

Les difficultés administratives sont les plus ennuyeuses (visa et autres).

  • EU : Un fait marquant à nous raconter ? 

Lorsque j’étais étudiant, avec un ami hongrois, nous avions créé une association qui organisait des soirées pour les étudiants. La vieille de vacances scolaire, nous avions organisé une soirée sur le Bund de Shanghai au Bar Rouge. Ce fut une réussite et nous nous sommes couchés vers 3h30 du matin.

Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés à 6h30 afin de nous rendre à la gare et prendre le train pour Nanjing à 8h30. Arrivés sur Nanjing avant 11h, nous avons pris un bus inter-cité qui nous a conduit à Xuyi, puis un bus local qui s’arrêtait de village en village. A 12h30, nous sommes arrivés au pied de la maison des parents de notre ami chinois.

Ses parents, fermiers, nous ont alors proposés de faire l’expérience de la récolte du riz. Après avoir passé la soirée dans l’un des lieux les plus prestigieux de Shanghai, nous étions à présent les pieds englués dans les champs pour aider des paysans au grand cœur qui de leur travail acharné allaient récolter sur l’année moins que la somme que nous avions dépensé la veille.

Ce fut un réveil pour moi et une belle leçon d’humilité.

  • EU : Côté culinaire ? La France te manque ? Quelle est ta spécialité locale préférée ?

Les français et les chinois sont d’après moi très proches à ce niveau là. Nous adorons manger.

Les spécialités culinaires françaises telles que le magret de canard ou les fromages et autres me manquent beaucoup. Le traditionnel sandwich Parisien ( jambon fromage) aussi énormément !

Toutefois, la Chine n’est pas non plus en reste concernant sa culture culinaire. Je suis un grand fan de tous les types de Dimsum (équivalent de ce que l’on peut retrouver dans les menus vapeurs des restaurants chinois en France, même si le goût est très différent) que l’on trouve principalement dans le Sud et de la cuisine du Zhejiang (à côté de Shanghai).

  • EU : Plutôt des amis français, chinois, expatriés internationaux ? les chinois sont sympas / accueillants?

Le fait de bien maîtriser le mandarin me permet d’avoir des amis chinois qui ne parlent pas un mot d’anglais et que je vois fréquemment. Les soirées sont très animées et nous ne conversons que en chinois. Autrement, la communauté française sur Shenzhen est également importante, ce qui a permis l’ouverture de restaurants et même de deux boulangeries françaises. La communauté est bien développée et la chambre de commerce est très active. Une des particularités de Shenzhen et Shanghai aussi est la présence de nombreuses nationalités.

Je me souviens très bien de la première fois que je suis sortie le soir sur Shanghai. J’ai fait la connaissance d’un groupe avec lesquels j’ai très rapidement sympathisé. Ils étaient six : un italien, un coréen, un iranien, un américain, un israélien et un taiwanais. Je ne pense pas avoir jamais vu une telle diversité nulle part ailleurs et nous sommes aujourd’hui encore, tous les sept, toujours en contact.

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le plus de France ?

La famille, la nourriture, les paysages.

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le moins de France ?

Le pessimisme, l’insécurité, la politique.

  • EU : Un lieu insolite en Chine à partager avec nous ? Quel est ton endroit préféré ?

La Chine est un pays complexe. Une concentration de provinces de la taille de pays avec chacune sa culture, son dialecte, ses habitudes culinaires. Ma province préférée pour le dépaysement est le Tibet. Autrement, plus accessible, je dirais le Fujian, c’est là que l’on trouve ces impressionnantes bâtisses rondes (ou maisons rondes) ou vivent des centaines de familles et où toute l’activité du village se passe au centre.

  • EU : Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France ? de faire un autre pays d’expatriation ?

Aujourd’hui, je me focalise principalement sur le développement de Shosha, notre réseau social sur mobile. Si tout se passe comme prévu, nous aurons prochainement l’occasion d’ouvrir un bureau aux Etats Unis afin de faire la promotion de notre App sur le marché Américain. Il sera donc temps de quitter la Chine… sans pour autant que ce soit définitif !

 

 

 

  • EU : Depuis quand es-tu inscrit sur www.expatunited.com ? Que cela t’ a t’il apporté ?

Cela ne fait que quelques semaines. Je suis tombé sur Expat United par hasard et j’ai tout de suite accroché au concept. Je me souviens en 2008 ne pas avoir trouvé beaucoup de partages d’expériences sur la vie en Chine. Il y avait déjà beaucoup de livres mais les angles de vues ne permettaient pas à un jeune étudiant de savoir réellement à quoi il devait s’attendre.

Il y a encore beaucoup de pays sur lesquels on manque de visibilité ou partages d’expériences, je vois donc un « Bright Future » pour Expat United.

  • EU : Que dirais-tu aux personnes qui ont envie de venir tenter l’aventure dans ton pays ? Des conseils ?

N’hésitez pas à me contacter. Autrement, soyez humble, soyez curieux, apprenez quelques mots et expression dans la langue avant votre départ et goutez à tout ! Si les chinois le mange, c’est que c’est mangeable :D

 

Vous pouvez retrouver Homeric sur Expat United !

Pensez à laisser vos impressions et commentaires ci-dessous sur cette interview, ça fait toujours plaisir …!! :-D

Vous êtes expatrié en Chine ou projetez de vous y installer ? Rejoignez la communauté des expatriés français de votre pays d’accueil sur www.expatunited.com, le site 100% gratuit dédié aux français à l’étranger, et posez vos questions !

Et si vous avez vous aussi l’envie de partager votre expérience d’expatriation comme Homeric, écrivez-nous ! (contact@expatunited.com)

Retrouvez toutes nos interviews d’expatriés ici !

 

Yacine en quelques chiffres : « 32 ans, 5 pays et 1 livre sur la vie d’expat en afrique ! « 

Il y a quelques mois, j’ai découvert via Expat United que Yacine avait écrit un livre sur la vie d’expat en Afrique. Piquée de curiosité, j’ai souhaité en savoir un peu plus sur son parcours et son livre… et je me suis dit que je n’allais pas garder tout cela pour moi !

J’ai donc plaisir à vous faire partager l’intéressant parcours de ce jeune serial expat qui rêvait de découvrir le monde dès son plus jeune âge !

  • Expat United : D’où viens-tu ? Depuis combien de temps es-tu expatrié en Belgique ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

Je suis breton-marocain de 32 ans, exilé loin de mes kouign amann et autres galettes saucisses depuis presque 12 ans, dont 5 à Bruxelles.

Après 5 ans à écumer les ambassades et centres culturels français à l’étranger comme chargé de projets, je travaille désormais comme consultant en communication et copywriter.

 

 

  • Expat United : Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ? Départ à l’aventure ou bien préparé?

A l’école primaire, devant mon bureau, j’avais accroché une énorme carte du monde. Du coup au lieu de travailler, je passais des heures à rêver devant ces formes géométriques improbables bardées de noms exotiques. Ajoutez à cela les lectures assidues de Corto Maltese et Nicolas Bouvier et vous obtenez un terrain fertile pour la bougeotte dès le plus jeune âge.

Mon premier pays d’expatriation a été la Turquie à l’occasion d’une année d’étude. Je suis toujours parti dans le cadre du travail (ou des études dans le cas de la Turquie).

  • EU : Comment s’est passé l’intégration dans ton pays ?

J’ai la chance d’être un homme/ jeune/blanc/célibataire. Pour avoir vécu dans 5 pays (Turquie, USA, Zimbabwe, Honduras, Belgique), j’en suis arrivé à la conclusion que c’était la combinaison gagnante pour une bonne intégration, surtout dans des pays culturellement très différents- non pas qu’elle soit nécessaire, mais elle facilite les choses. Du coup, j’ai toujours eu la chance de m’intégrer facilement dans les divers pays où j’ai vécu. D’autre part, je travaillais dans le secteur culturel, et être intégré afin de comprendre et vivre la culture locale faisait partie de ma mission. Le fait d’être inscrit dans des clubs de sports locaux ou de jouer dans des groupes de musique aide également beaucoup. En Belgique, l’intégration est encore plus aisée, vu la proximité culturelle.

  • EU : Est-ce ta première expatriation ? 

Non car depuis 2004, j’ai vécu dans 5 pays :
Turquie – Istanbul ; USA –Washington DC ; Zimbabwe- Harare ; Honduras- Tegucigalpa ; et enfin Belgique- Bruxelles.

  • EU : 3 choses que tu adores dans ton pays d’expat ?

La bonne bière pas chère.

La pluie et le temps pourri en général, qui me rappellent ma Bretagne natale. Après toutes ces années dans des pays tropicaux, quel bonheur !

L’absence totale d’orgueil national des belges par rapport aux français. Un exemple, pendant les jeux olympiques, relais de natation télé belge : « Ah voilà les russes, très forts les russes… les américains, gros favoris, avec Phelps bah oui… les français, très bons également hein… ah ! Et voilà nos p’tits belges ! Haha, si on arrive sur le podium ce sera déjà pas mal ! – Oui, bon, faut pas trop rêver hein… ». Texto.

  • EU : 3 choses que tu détestes dans ton pays d’expat ?

La bonne bière pas chère. C’est traitre et particulièrement dangereux quand vous sortez pour un innocent « petit verre après le boulot ».

La pluie et le temps pourri en général. Franchement y’a des fois…

L’absence total d’orgueil national des belges. Un exemple culinaire : la fricadelle. Bon vous me direz, je n’en mange jamais. Mais quand même…

  • EU : A quelles difficultés es-tu le plus confronté ?

La Belgique, ce n’est pas le Zimbabwe. J’ai beau chercher, personellement je ne vois pas. Mais je connais beaucoup de gens qui s’arrachent les cheveux devant l’administration. Beaucoup de jeunes stagiaires des institutions européennes souffrent de calvitie précoce.

  • EU : Un fait marquant à nous raconter ? 

Le monde des expats à Bruxelles est unique, car centré autour de ce que j’appelle la « Eurobubble », la bulle européenne. On parle donc d’au moins 50 000 expats qui vivent dans cette « ville dans la ville ». Les gens viennent ici pour travailler, pas du tout pour le charme du pays –ou son climat. Le taux de costard/cravate au mètre carré est unique en Europe et la moyenne de langue parlée couramment par personne est de 3,7. Ce qui produit au final une sorte de cirque permanent, extrêmement intéressant à observer. J’en ai d’ailleurs fait une websérie, « Eurobubble », disponible sur youtube. Un exemple concret ? Les cocktails et les conférences.

  • EU : Côté culinaire ? La France te manque ? Quelle est ta spécialité locale préférée ?

Les seuls moments où la France m’a manqué furent au Zimbabwe, où tel une femme enceinte, je me suis trouvé deux ou trois fois subitement assailli par une cruelle envie de pain/camembert/vin rouge.

Autrement, j’ai tendance à manger local. Ma spécialité culinaire préférée, que j’ai déjà eu l’occasion de mentionner auparavant, est la bière locale, brune, forte, allez, on va dire la Carmélite Triple.

  • EU : Plutôt des amis français, belges, expatriés internationaux ? les belges sont sympas / accueillants?

Un peu de tout. Les belges sont adorables, très sympa, pas du genre stressés. Du tout. Duuuu tout.

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le plus de France ?

Franchement, rien. J’adore revenir en France, manger français etc, mais ça ne me manque pas.

  • EU : Les 3 choses qui te manquent le moins de France ?

Une seule à vrai dire : la culture du travail qui ne favorise pas l’entreprenariat, et un certain immobilisme.

  • EU : Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France ? de faire un autre pays d’expatriation ?

Et bien pour l’instant, je suis en Belgique, mes projets sont ici et je suis entouré de gens vraiment super. D’autre part, j’ai l’occasion de voyager pour mon travail, ce qui est bien agréable. Maintenant qui sait de quoi l’avenir sera fait !

  • EU : Vous avez écrit un livre sur l’expatriation ? Comment t’est venu cette idée d’écrire un livre ? de quoi parle t’il ?

Ce livre s’intitule « Expats, chroniques (pas) diplomatiques »*. C’est une vision satyrique de la vie des expats en Afrique, en ambassade de France, basé sur mon expérience. J’avais écrit un court texte à ce sujet après ma mission, qui avait été censuré par le ministère, avec Télégramme Diplomatique à mon sujet. Du coup je me suis dit que ça valait le coup de développer le sujet…

* Ndlr : 2,99€ en format Kindle et que des avis positifs … alors ne vous privez pas de cette bonne lecture !

  • EU : Depuis quand es-tu inscrit sur www.expatunited.com ? Que cela t’ a t’il apporté ?

Je suis inscrit depuis un mois environ, et je suis principalement allé sur le site pour lire des témoignages, notamment dans la partie « Communauté ». ll est toujours intéressant de lire le point de vue des gens sur leur pays d’accueil.

  • EU : Que dirais-tu aux personnes qui ont envie de venir tenter l’aventure dans ton pays ? Des conseils ?

Bruxelles, ce n’est pas sexy. Par contre, c’est chaleureux, très bien situé, pas cher, multiculturel, et au final très sympa. C’est simple : c’est la capitale des expatriés en Europe. Donc venez, vous serez bien accueilli !

Vous pouvez retrouver Yacine sur Expat United !

Pensez à laisser vos impressions et commentaires ci-dessous sur cette interview, ça fait toujours plaisir …!! :-D

Vous êtes expatrié en Belgique ou projetez de vous y installer ? Rejoignez la communauté des expatriés français de votre pays d’accueil sur www.expatunited.com, le site 100% gratuit dédié aux français à l’étranger !

Et si vous avez vous aussi l’envie de partager votre expérience d’expatriation comme Yacine, écrivez-nous ! (contact@expatunited.com)

Retrouvez toutes nos interviews d’expatriés ici !

 

 

Pour que les frontières ne soient plus un obstacle à l’expatriation ! (Publi-info)

Voici un p’tit nouveau qui vient d’arriver sur le marché et qui risque fort de conquérir le cœur des français à l’étranger !

Ce n’est pas parce que vous êtes à l’autre bout du monde que vous cessez de penser aux gens qui vous aiment et qui sont restés en France ? (… et vice versa bien sûr ! :-) )

Anniversaire, fête des pères/des mères, mariage, naissance, noël… vous avez envie de leur faire plaisir avec autre chose qu’un mail ou un coup de fil ?

Vous avez donc repéré le cadeau de ses rêves … mais là se pose l’éternelle contrainte : « comment lui faire parvenir sans que la traversée

des frontières ne soit trop douloureuse pour mon porte-monnaie ? »

Et c’est là que Packlink intervient ! … Pour vous simplifier la vie, sans plomber vos finances !

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Plus d’excuses donc pour ne pas faire plaisir à vos proches !

Packlink, service crée en 2012 et ayant déjà fait ses preuves en Espagne, Italie, Allemagne, a d’ailleurs été crée par un Français et un Espagnol qui avaient de la famille et des amis à l’étranger et se retrouvaient donc souvent confrontés à cette problématique.

Ce service peut également bien vous être utile lors de votre déménagement … car plutôt que de partir encombré de vos 5 valises de vêtements et d’effets personnels, que diriez-vous d’en confier quelques-unes à  Packlink ?

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Les expatriés français : plus nombreux et plus aventureux !

Article paru sur LeMonde.fr

En 2014, 1,68 million de Français vivaient officiellement hors des frontières nationales. soit 2,3 % de plus qu’en 2013. Rendu public jeudi 12 février par le ministère des affaires étrangères, ce chiffre confirme un mouvement de fond à l’œuvre depuis des années.

 

Cette hausse modérée infirme en même temps l’idée d’une fuite massive des Français – en raison de la crise et de la pression fiscale – qui a animé le débat politique en début d’année 2014. « Cette hausse est conforme aux précédentes. Entre 2012 et 2013, nous avons connu une augmentation de 2 % du nombre de Français installés à l’étranger et inscrits dans les consulats. Si l’on remonte plus loin, nous avons déjà connu des années à 3 % », rappelle Christophe Bouchard, directeur au Quai d’Orsay des Français de l’étranger.

Pour avoir été en poste sur tous les continents, M. Bouchard connaît les expatriés autrement que par les statistiques. Depuis les différentes ambassades où il a travaillé, il a pu observer un glissement entre le classique expatrié et un nouveau profil plus aventurier, venu développer un projet dans des zones au dynamisme économique fort.

Ainsi, les Emirats arabes unis illustrent ces pays qui connaissent une jonction de deux populations différentes. La communauté des 19 324 Français qui y est installée se partage entre « une partie importante d’expatriés au sens classique du terme, c’est-à-dire de personnes travaillant pour une entreprise française, envoyées là-bas quelque temps ; et un nombre important de Français venus tenter leur chance par eux-mêmes ».

Dans cette zone qui a connu entre 2013 et 2014 une hausse de 11 % du nombre de Français immatriculés, « on croise beaucoup de cadres travaillant dans les services, le tourisme ou dans le bâtiment. Parfois aussi des artisans font le déménagement depuis la France », rappelle M. Bouchard. Dubaï connaît le même profil d’expatriés français. Certains n’hésitent pas à user du droit de rester un mois sans visa, offert par le pays, avant de ressortir dans le pays voisin et de revenir un mois encore… Le tout étant de se donner suffisamment de temps pour tester grandeur nature les chances de s’insérer économiquement.

L’Australie, pays phare

En dépit du faible taux d’augmentation globale des départs de France, trois groupes de pays connaissent une hausse des installations, de l’ordre de 5 % ou plus : l’Afrique du Nord, l’Amérique du Nord et l’Asie-Océanie.

L’Australie est un des pays phare de ce dernier groupe avec une hausse de 9 % des immatriculations de Français en 2014. Avec 22 539 ressortissants enregistrés, l’île-continent se place 18e pays d’accueil. Si l’on veut approcher le nombre réel de Français installés en Australie, il faut multiplier par trois les personnes inscrites, car là comme ailleurs, l’inscription au consulat est facultative. « C’est une destination à la mode qui accueille beaucoup de jeunes gens souhaitant y vivre un an avant de revenir en France. Les visas vacances-travail, mis en place par ce pays, ont permis à eux seuls d’accueillir une vingtaine de milliers de jeunes français en 2014 », rappelle M. Bouchard. La Nouvelle-Zélande profite du même attrait que sa voisine et a enregistré une hausse de 11,7 % d’arrivants Français.

L’Amérique du Nord se défend bien et reste, comme les années précédentes, une destination prisée. Les Etats-Unis enregistrent une hausse de 4,9 % de la population française et le Canada de 4,3 %. « L’attrait de l’Amérique du Nord ne change pas beaucoup car l’idée qu’on peut y réussir est bien ancrée chez nous », souligne le diplomate. Il estime que c’est là un bel exemple du décalage qui peut exister entre « la perception qu’on peut avoir, de France, des facilités à s’installer et à entrer sur le marché du travail et les réalités locales », détaille M. Bouchard.

Le troisième groupe, en forte hausse, reste le Maghreb. Pourtant, les données concernant cette zone sont moins significatives que pour les deux groupes précédents. Ainsi, les 8,5 % de Français supplémentaires enregistrés en Algérie cette année ne signifieraient pas vraiment que 8,5 % de Français supplémentaires s’y sont installés. « Nous observons en effet que le taux d’inscription auprès des autorités françaises varie en fonction de la situation politique locale », explique M. Bouchard. Dans l’histoire récente, ce phénomène s’observe de façon récurrente dans ce pays du Maghreb et explique à lui seul des variations importantes.

L’inscription auprès des services français, qui va être facilitée et rendu possible sur Internet dès fin 2015, partout dans le monde, diffère largement d’un pays à l’autre. « Dans certains pays, nous savons que 90 % des Français s’inscrivent, explique M. Bouchard, alors qu’ailleurs, nous savons qu’il faut multiplier le nombre d’inscrits par trois pour évaluer la population française locale. Le degré de sécurité d’un pays influe sur le nombre d’inscription, mais il n’est pas le seul. »

Portugal et Espagne, le retour

En Chine, l’inscription est assez courante. Et contre toute attente, ce pays ne figure pas dans la liste des pays qui attirent le plus aujourd’hui. Entre 2013 et 2014, son solde migratoire de population française est même nul. Une rupture alors que le pays plaisait beaucoup depuis dix ou quinze ans. « Des arrivées importantes de Français ont accompagné les implantations d’entreprises françaises ; mais il semblerait qu’aujourd’hui ces entreprises fassent plus appel à des locaux. S’ajoutent deux autres facteurs : d’une part une modification de la loi sur les stagiaires et les VIE [volontariat international en entreprise], et d’autre part, la récurrence du problème de pollution », rappelle le diplomate. Selon les enquêtes menées par les autorités françaises auprès des ressortissants vivant à Pékin, la pollution qui touche régulièrement la ville limite l’envie de s’installer là-bas.

La moitié des expatriés restent malgré tout installés en Europe. En dépit de l’idée que les régimes fiscaux britaniques ou belges seraient plus favorables, ces deux destinations n’ont pas connu d’engouement cette année (respectivement 0 % et 2 % de hausse). Quant au Portugal ou à l’Espagne qui seraient devenues des destinations pour une retraite au soleil, leur solde migratoire sont tous deux négatifs (- 1,9 % pour le Portugal et - 1,2 % pour l’Espagne).

Ces mouvements d’une année sur l’autre ont surtout le mérite de présenter une carte des tendances à court terme. Sur le long terme, en revanche, le fait que la population des Français de l’étranger a doublé ces vingt dernières années montre comment, hors conjoncture économique, la France s’est installée dans la mondialisation…

Les 5 destinations les plus prisées

Les cinq pays où l’on trouve le plus de Français expatriés sont :

 

Témoignage d’Anne sur le retour d’expatriation

Aujourd’hui, je vous propose une interview pas tout à fait comme les autres, car nous allons mettre l’accent non pas sur l’expatriation, mais sur … le retour !

En effet, au fil de vos témoignages, et comme nous l’avions également évoqué lors de l’un de nos rendez-vous de l’expatriation, le retour en France est finalement aussi délicat à gérer qu’une expatriation. Je suis donc ravie qu’Anne est accepté de vous faire partager son expérience de retour, car elle est depuis peu revenue en France après avoir passé 5 ans au Maroc.

N’hésitez pas à commenter cette interview en nous donnant votre feedback si vous avez vous aussi déjà vécu un retour en France. 

  • Expat United : D’où viens-tu ? Combien de temps as-tu été expatriée au Maroc ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

Je suis originaire de Bretagne mais ai surtout vécu en  Région Centre, à Blois, puis Tours. Je travaillais dans le domaine culturel et avant de partir au Maroc j’ai travaillé pour une association qui mettait la recherche historique universitaire à disposition du grand public. Je faisais vivre un réseau de Cafés historiques.

Après mon mariage et la naissance de notre fille aînée, nous avons pu, grâce au travail de mon mari François, organiser notre expatriation au Maroc. Nous avons vécu presque 5 ans à Oujda, une grande ville au nord-est du Maroc, à la frontière algérienne.

  • Expat United : Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ? Départ à l’aventure ou bien préparé?

Je n’avais pas osé franchir le pas « Erasmus » lorsque j’étais étudiante, mais j’ai toujours eu cette envie de voir ailleurs. Avant d’être mariée, je voyageais beaucoup pour le plaisir, souvent au Liban et en Syrie, mais aussi à Mayotte ou en Australie.

Dans ma famille, à toutes les générations, certains sont partis passer un an ou deux à l’étranger dans le cadre de leur service militaire ou, étant marins, ont vadrouillé un peu partout. Petite, je rêvais sur les souvenirs d’Indochine rapportés par mon arrière grand père ou sur les cartes postales reçues de mon oncle parti en coopération en Algérie. Une fois au Maroc, nous avons d’ailleurs découvert qu’un de mes arrières-grands oncles avait effectué une partie de son service militaire à Oujda en 1906 !

J’ai rencontré mon mari au Liban dans le cadre d’un projet de rencontres interculturelles entre chrétiens et musulmans, Français et Libanais, que j’avais contribué à organiser. Nous avions l’un et l’autre cette envie de partir et de poursuivre la découverte de l’Islam débutée au Liban et en Syrie.

L’entreprise de mon mari avait une filiale à Oujda et une autre à Rabat et François a monté de toute pièce son projet d’expatriation.  Nous avons délibérément choisi Oujda plutôt que Rabat. Les marocains que nous avons rencontré en France ou au Maroc (sauf les Oujdis bien sûr!) nous ont traité de fous en nous demandant ce que nous allions faire dans cette ville très excentrée, très traditionnelle, loin de tout, sans expatriés ou presque, à 5h de Fès, 10 de Rabat par le train  et à l’époque sans liaison autoroutière avec le reste du pays.

Notre décision n’a pas été prise à la légère, car notre fille, qui avait 1 an au moment de partir, a des soucis de santé qui nécessitent un suivi médical régulier et rendent la vie quotidienne un peu compliquée.

En outre, j’ai démissionné d’un travail passionnant, juste au moment où je venais d’obtenir le financement d’un congé individuel de formation au bout de 4 années de demande.

Bref, je ne suis pas sûre que notre décision ait été comprise par tout notre entourage !

Nous avons pris la bonne vieille méthode des listes « positif-négatif » vie de couple, vie de famille, vie professionnelle, vie sociale, vie culturelle, relations familiales et amicales, finances, suivi médical de Maëlle… demandé conseil autour de nous…et avons franchi le pas !

Dans l’avion Paris-Oujda, le 18 novembre 2009, avec Maëlle entre nous, nous n’étions quand même qu’à moitié fiers !

  • EU : Comment s’est passé l’intégration dans ton pays ?

Comme François allait déjà régulièrement à Oujda pour son travail depuis 18 mois, il connaissait un peu la région et le cadre professionnel dans lequel il allait devoir s’intégrer . De mon côté, avant de partir, j’avais pris contact un peu à l’aveugle avec l’Institut Français pour en savoir plus sur la ville. C’est grâce à ces différents contacts que nous avons trouvé une maison et avons organisé notre déménagement et notre atterrissage à Oujda. Sans avoir de vraies connaissances nous pouvions nous tourner vers une ou deux personnes pour avoir les informations pratiques qui pouvaient nous manquer, aussi bien administrativement parlant que pour des détails très pratiques (dans quel souk aller pour acheter du tissu, des légumes, des outils, des plantes pour le jardin, des produits anti-cafards etc etc!)

Maëlle au souk à Oujda

L’intégration au Maroc s’est très bien passée. Le fait que les gens parlent tous français, même un tout petit peu aide bien, même si ça ne facilite pas l’apprentissage de l’arabe !

Comme je ne travaillais pas en arrivant là bas, je ne pouvais pas compter sur un réseau professionnel. J’ai donc pris le taureau par les cornes et je suis, entre autres, allée à l’Institut Français leur proposer de mettre en place un club de lecture lié à un prix littéraire auquel je participais en France. La directrice de la médiathèque a immédiatement accepté et cela a grandement contribué à mon intégration.

C’était vraiment intéressant de partager avec mon mari nos différences expériences et de ressentis entre ce qu’il vivait au travail et ce que moi je vivais en gérant le quotidien.

Quant à Maëlle, la grande différence pour elle a dû être d’avoir Papa et Maman tous les soirs à la maison, ce qui était loin d’être le cas en France !

Sa véritable intégration s’est faite au moment où elle est allée à l’école. Il n’y a pas d’école française à Oujda, nous l’avons donc inscrite dans une école marocaine privée, bilingue : cours en français le matin, en arabe l’après-midi. Globalement, elle aimait aller à l’école, avait son petit groupe d’amis et cela se passait fort bien. Malgré tout, cela a été parfois un peu difficile car elle avait une grande conscience de sa différence et rentrait épuisée après les demies journées en arabe. Elle mettait un point d’honneur à « s’accrocher » et finalement était dans les meilleures de la classe puisque ses camarades ne maîtrisaient pas plus qu’elle l’arabe classique enseigné et utilisé à l’école. Nous l’avons laissé suivre l’enseignement coranique et une de ses plus grandes fiertés à été de nous rapporter un bon point pour une Sourate bien récitée !

Vers quatre ans, régulièrement, elle voulait soit devenir musulmane, soit que tous ses camarades deviennent chrétiens ! Elle s’est aussi posé beaucoup de questions « Maman, vous vous êtes français, mais moi je suis marocaine d’origine française ? », «  On n’est pas musulmans, mais on peut quand même avoir un mouton pour l’Aïd ?» « Pourquoi on ne peut pas rentrer dans la mosquée ? ».

Fleur, notre seconde fille n’a vécu qu’au Maroc et ne s’est jamais posé ce genre de questions. Il faut dire aussi que comme j’avais trouvé du travail Fleur a été gardée par sa nounou Marocaine et que toute petite elle gazouillait avec des consonances arabes et parlait aussi bien (ou aussi mal !) arabe que français lorsqu’elle est entrée à l’école.

Tout est sans doute aussi question de tempérament, mais dire que si les parents sont biens dans leur choix tout sera aisé pour les enfants me semble trop simpliste.

  • EU : Etait-ce ta première expatriation ? Quels autres pays as-tu fait ?

J’avais beaucoup voyagé les années précédant notre départ au Maroc : Suède, Italie, Australie, Mayotte et surtout Liban et Syrie à de nombreuses reprises. C’était notre première expatriation, mais l’expérience du projet interculturel monté au Liban sur plusieurs années a été très « aidante ».

  • EU : 3 choses que tu as adoré dans ton pays d’expat ?

La gentillesse des gens

La vie plus calme qu’en France où je travaillais 15 heures par jour à Blois alors que mon mari lui était la semaine à Paris.

La lumière et aller cueillir mes citrons dans le jardin !

  • EU : 3 choses que tu as détesté dans ton pays d’expat ?

La misère et la corruption bien présentes.

Les cafards et le chergui (vent du désert extrêmement chaud) ! Et le froid de l’hiver dans des maisons pas chauffées !

Pour le reste, certaines choses ont été agaçantes et difficiles mais je n’ai rien détesté ! Par exemple, faire la queue plus de trois heures chez le médecin parce qu’il n’y a pas de rendez-vous est loin d’être agréable, mais l’on apprend à faire avec, à s’organiser et à profiter des occasions de discussions que cela génère.

  • EU : A quelles difficultés as-tu été le plus confrontée ? 

Certaines choses pouvaient être pénibles ou déstabilisantes mais le terme « difficulté » a une connotation négative qui ne correspond pas à ce que j’ai pu ressentir. Etant étrangère, il était évident que rien ou presque n’était naturel : aller à la police quinze fois de suite car il manquait un papier pour notre titre de séjour, ne pas savoir comment réagir ou se conduire lors de telle ou telle situation – quel type de cadeau apporte-t-on à un mariage ou un baptême par exemple, ne rien comprendre de ce qui se dit lors d’une petite fête …tout cela n’est pas confortable certes mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’était difficile. C’était différent et en général plutôt intéressant à partir du moment ou l’on accepte d’être en situation instable.

Il faut dire aussi que je n’avais le droit d’être résidente au Maroc que parce que mon mari avait un visa de travail. C »est donc lui qui au début à géré le côté administratif. Si moi j’essayais de le faire je me voyais renvoyée dans mes foyers «  c’est ton mari qui doit venir ! ». A force, j’ai de plus en plus réussi à  ne pas me « laisser faire », mais le gros des démarches était passé !

  • EU : Des faits marquants ou anecdotes à nous raconter ?

La présence du religieux dans les moindres aspects de la vie de tous les jours est au début très marquante pour nous qui sommes imprégnés de la laïcité à la française.

Quand Maëlle a été hospitalisée un mois après notre arrivée, à chaque question que je posais j’avais en réponse un « Inch Allah » : le médecin viendra ce soir Inch Allah, le médicament devrait faire effet rapidement Inch Allah »… Un brin stressant !

La place des femmes malgré le progrès représenté par la nouvelle Moudawana est aussi quelque chose de marquant. Beaucoup de nos amis marocains, souvent plus âgés que nous,  étaient sidérés par la participation de François à la vie de la maison et aux soins des enfants ou a contrario par le fait que je bricole ou conduise la voiture même quand mon mari était là. Et comme je le disais plus haut, j’étais globalement considérée comme mineure dans les administrations. Peut-être n’aurais-je pas eu le même ressenti si nous avions vécu à Casa ou Rabat.

Je suis gauchère et j’ai dû faire beaucoup d’effort pour manger en public de la main droite, ou payer dans les magasins de la main droite. Beaucoup de nos amis me disait que j’étais française et chrétienne et que donc je pouvais faire comme je voulais, mais il m’est arrivée de me faire reprendre quand je mangeais de la main gauche…gentiment certes, mais reprendre quand même !

Ce qui m’a marqué aussi est l’affection montrée par les gens envers les enfants. Nos filles étaient vraiment les petites princesses du quartier. Pas toujours pratique d’ailleurs quand je voulais exiger d’elles qu’elles se tiennent bien par exemple dans un magasin « mais laisse, elles sont petites, elles ne font rien de mal…» !

Marquant aussi pour nous le jour de l’Aïd : la ville vide et calme le matin avec juste les bêlements des moutons dans chaque maison, puis vers 10 h le grand silence et vers 11h la fumée de tous les barbecues qui s’envolent des terrasses !

J’aurais mille et une anecdotes à raconter !

  • EU : Côté culinaire ? La France t’a t ‘elle manqué ? Quelle était ta spécialité locale préférée ?

Pas de véritable manque culinaire : nous avons reçu très très souvent des amis ou de la famille…qui arrivaient avec charcuterie et fromage dans les valises ! Par contre j’ai du apprendre à cuisiner sans jambon, sans lardons, sans saucisse, de porc etc etc. Pas facile !

La cuisine marocaine est excellente ! J’ai un faible pour le couscous et pour le tajine d’agneau aux fèves ! J’ai découvert aussi le fameux thé marocain à la menthe bien sûr mais aussi à la verveine, à l’absinthe, au citron, aux fleurs de citronnier…Un régal !

  • EU : Plutôt des amis français, marocains, expatriés internationaux ? les marocains sont sympas / accueillants?

Il y a peu de français à Oujda, une amie « française de France » et une amie française du Maroc qui n’a jamais voulu quitter Oujda après la décolonisation. Sinon, des marocains. Et, plus inattendu pour nous, des étudiants subsahariens. Le Maroc a des accords avec des pays d’Afrique subsaharienne qui envoient des étudiants se former dans les universités marocaines. Beaucoup de ces étudiants sont catholiques ou protestants et nous les avons donc beaucoup côtoyés dans notre paroisse  lors de la messe du samedi soir. Ils étaient bien évidemment plus jeunes que nous mais nous avions en commun d’être étrangers et d’être chrétiens en pays musulman, du coup de vrais liens d’amitié se sont créés.

  • EU : 3 choses qui t’ont le plus manqué de France ?

Pas grand chose. Le Maroc est proche de la France et nous avons eu beaucoup de visite de nos amis et de notre famille, donc pas de manque de ce côté là, au contraire des moments passés ensemble plus longs que ce qu’ils auraient été en France.

Peut-être, à la fin, l’offre culturelle pléthorique française. Et parfois le fait de ne pas pouvoir m’habiller exactement comme je le voulais ou d’être la seule femme à la plage à me baigner en maillot de bain voire à me baigner tout court !

  • EU : 3 choses qui t’ont le moins manqué de France ?

Le gris de l’hiver, la mine renfrognée des gens et l’obligation que l’on se fait de participer à toutes les fêtes de famille, même si au demeurant c’est sympa !

  • EU : Un lieu insolite au Maroc à partager avec nous ? Quel était ton endroit préféré ?

Merzouga, le plus grand erg marocain, un lieu magique où nous avons eu la chance d’aller à deux reprises, à des périodes sans touristes. Par contre, c’est à 10h de voiture d’Oujda !

François et les filles à Merzouga

Figuig, une ville-oasis préservée à 5h de route de chez nous. Peu ou pas de touristes, peu de voitures, une qualité d’air et de silence incroyable, des couleurs somptueuses. Un bonheur !

La nature autour d’Oujda, magnifique au printemps…et la ferme de notre amie Maïa, pas très loin d’Oujda, mais ça c’est top secret ;-)

  • EU : Comment s’est passé le retour en France ? A quelles difficultés as tu été confrontée ? 

Nous sommes rentrés cet été en France, cela fait 9 mois. Le retour a été difficile car nous n’avons eu notre appartement définitif qu’en octobre. Plus de quatre mois à vivre à quatre avec deux valises ! Et puis le Maroc étant ce qu’il est, nous n’avons toujours pas bouclé toutes les démarches fiscales, ce qui n’est pas une situation très agréable. Côté français, il y a aussi toutes les démarches (sécurité sociale, impôts…) qui prennent du temps.

Nous sommes passés d’un pays de lumière à la grisaille parisienne et d’une maison de 150 m2 à un appartement de 50 m2 quatre fois plus cher. Ceci dit, nous avons tellement attendu cet appartement que nous avons été ravis d’y atterrir enfin !

Je me disais que 35 ans en France contre 5 au Maroc devraient générer un retour facile… Eh bien ce n’est pas tout à fait le cas. Je me sens parfois étrangère dans mon propre pays et c’est une impression assez spéciale. Je ne sais plus le coût des choses, je parle encore de l’ANPE, le vapotage n’existait pas… moi qui était toujours très ponctuelle, je me rends compte que j’ai souvent 5 mn de retard… je pose des questions naïves dans les administrations, je peste quand je dois aller acheter mes citrons… j’ai tendance à adresser beaucoup plus facilement la parole aux gens qu’avant, je dresse l’oreille quand j’entends parler arabe etc etc…

Et 9 mois après notre retour, je ne me sens pas encore réacclimatée. Il faut dire aussi que nous n’avions été que très peu de temps parents en France et découvrons un peu tout cela au fur et à mesure. A mon avis, il va nous falloir une bonne année pour retomber vraiment sur nos pieds.

Le retour a été un peu difficile aussi au niveau de la santé des enfants.

Tout cela ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour recréer un réseau professionnel et retrouver un travail. Mais cela fait partie de mes projets.

Les choses agréables retrouvées en France sont extrêmement variées :  comprendre ce que disent les gens dans la rue, descendre les poubelles à la cave au lieu de prendre la voiture et de tourner dans notre quartier pour trouver un container vide, retrouver lardons et saucisses, retrouver musées et offre culturelle en général. Et nous avons trouvé une excellente école pour les enfants et ça c’est aussi un bonheur !  Bref, du plus ou moins prosaïque !

Et puis, nous redécouvrons la France avec les yeux de nos enfants, qui s’étonnent de l’automne ou du printemps, qui s’extasient sur les bus et le métro, qui sursautent quand les cloches des églises sonnent et qui nous disent « attention, traversée de gazelles ! » devant les panneaux routiers de traversée de gibier,  et plein d’autres choses encore.

Nous ne regrettons pas d’être rentrés. Rester cinq ans dans un pays est déjà une longue expérience et rester plus longtemps change je crois le genre du projet, surtout si l’on a des enfants et si comme à Oujda il y a une communauté française très réduite. Nous sommes contents que nos enfants découvrent leur pays. Mais c’est vrai qu’une partie de nous est restée à Oujda. Nous y sommes retournés une fois avec les enfants, et cela a été une émotion très forte pour elles : elles ont revu leur nourrice, leurs meilleures amies, leurs « grands-parents » oujdis, elles ont voulu flâner dans les rues… Puis François et moi y sommes retournés une seconde fois, François pour son travail et moi pour le plaisir !

Il est clair que ces 5 ans à Oujda m’ont transformée. C’est encore un peu tôt dire pour dire comment, en quoi et comment je vais « gérer » cette richesse, mais tout cela est indéniable. Comme si j’avais reçu un beau cadeau que je suis encore en train d’ouvrir et dont je ne sais pas trop quoi faire encore.

  • EU : Des conseils à donner aux personnes qui nous lisent et qui s’apprêtent à rentrer en France ?

Des conseils non mais des points d’attention : bien gérer le côté administratif du retour et garder des liens avec le pays d’expatriation, surtout si l’on a des enfants.

Ne pas tarder, si cela est possible, à retourner dans le pays d’expatriation pour ainsi créer une continuité entre les deux pays et les deux expériences.

  • EU : Les projets pour l’avenir ? un autre pays d’expatriation ?

Pour l’instant, pas vraiment. Le fait que tout ne soit pas soldé administrativement nous lie encore à notre vie marocaine et nous savourons la proximité des hôpitaux pour les filles, la très bonne école que nous avons trouvée pour elles, les côtés positifs de la vie française. Et puis rentrer demande beaucoup d’énergie, nous avons aussi envie de savourer tranquillement ce que nous avons retrouvé et de nous poser un peu.

Je ne dis pas que nous ne repartirons pas, le Canada nous tente, mais nous ne partirons pas pour partir, sans vrai projet, professionnel, humain… Bref, nous laissons du temps au temps et digérons à la fois notre expérience et notre retour !

  • EU : Depuis quand es-tu inscrite sur www.expatunited.com ? Que cela t’ a t’il apporté ?

Je crois être inscrite depuis environ trois ans. J’ai souvent navigué sur le site et rêvé en lisant les témoignages des uns et des autres. Il n’y a pas franchement de communauté d’expatriés à Oujda mais c’est grâce aux récits lus sur Expatunited que j’ai petit à petit ressenti le fait d’appartenir à une communauté d’expatriés, virtuelle mais communauté quand même. Cela a contribué à me faire ressentir autrement le fait d’être française à l’étranger.

 

Merci beaucoup Anne pour ton témoignage !

Alors si vous aussi vous avez déjà vécu un retour en France, n’hésitez pas à nous faire part de votre ressenti et conseils en commentaires !

Et si vous avez vous aussi l’envie de partager votre expérience d’expatriation comme Anne, écrivez-nous ! (contact@expatunited.com)

Retrouvez toutes nos interviews d’expatriés ici !

Vous êtes expatrié ou projetez de l’être ? Rejoignez la communauté des expatriés français de votre pays d’accueil sur www.expatunited.com, le site 100% gratuit dédié aux français à l’étranger !

 

Aleyna, une toubab expatriée à Dakar (Sénégal)

Comme vous le savez certainement, Expat United est un réseau social pour expatrié et futur expatrié français dans le monde entier… et qui dit réseau social dit réseautage !!

Mais pour donner envie aux membres de réseauter avec vous, il faut vous dévoiler un tout petit peu… et cela tombe bien car c’est à cela que sert la fiche profil membre ! Vous pouvez y mettre une photo, votre activité, décrire vos impressions sur votre pays d’expatriation (j’aime / j’aime pas..), ou encore indiquer tout votre parcours de serial expatrié ! Quoiiiiiiiiiiiiiiiii, vous n’avez pas renseigné votre fiche profil ? courrez-y (identifiez-vous puis « Mon compte/éditer mon profil ») ! :-)

C’est donc en me baladant tranquillement dans les dédales du site, en tombant au hasard d’un clic sur la fiche profil d’Aleyna, expatriée au Sénégal à Dakar, que j’ai eu envie d’en savoir plus sur cette « toubab à Dakar », son prince charmant et son cheval blanc (ndlr : voir sa fiche profil pour comprendre :-) ) ! Je l’ai contacté par messagerie privée depuis le site, et je suis ravie qu’elle ait acceptée de se dévoiler auprès de vous ! Lire la suite

Du blog d’expatriée au roman, New York couleur talent !

Meriem est une expatriée à New York que nous suivons à travers son blog depuis longtemps chez Expat United… on adore son écriture, sa manière de nous plonger dans sa vie d’expatriée, ses émotions, ses coups de coeurs… Cet article relayé sur ce blog au sujet de « la solitude, un tabou de l’expatriation » avait d’ailleurs suscité de nombreux commentaires de votre part, car c’est un sujet peu souvent abordé ! Perso, on a aussi un gros coup de coeur pour sa lettre d’amour « PS I Love You »

Du blog, Meriem est donc passé à la fiction, en écrivant son roman « New York couleur Lila », et nous on a juste envie de lui dire « bravo » ! Bravo d’être allée au bout de son rêve avec Lila ! …

Nous vous conseillons d’autant plus son livre que les expatriés se reconnaitront dans le récit de cette jeune femme, Lila, qui remporte la green card et débarque à NYC des paillettes plein les yeux, pensant trouver une ville comme dans les séries qu’elle dévore… raté, cela ne va pas se passer exactement comme dans ses rêves !

Elle retranscrit bien d’ailleurs dans son livre les émotions qui sont souvent inhérentes à l’expatriation : les joies, les désillusions, les différences culturelles, le décalage avec les amis restés en France, la solitude, les défis professionnels…

Enfin, « New York Couleur Lila », c’est un peu « New York comme si on y était »… sauf qu’on refermant le livre à la dernière page, on a qu’une envie, c’est d’y être vraiment ! ;-)

Alors nous sommes très heureux aujourd’hui de vous faire découvrir qui se cache derrière cette talentueuse plume au travers de son interview Lire la suite

L’audace d’une expatriation au Canada … L’attente du rêve américain !

Avec Lisa, on se suit sur Twitter depuis pas mal de temps, et on a fait un peu plus connaissance il y a une semaine de cela en parlant du prochain Rendez-vous de l’expatriation organisé sur le Canada (Grâce à elle, j’ai même complété mon vocabulaire d’abréviations américaines lol :-) )… J’apprends même qu’elle a participé à de nombreux rendez-vous de l’expatriation, et cela me ravit ! :-)

Bref, en discutant avec cette expat fort sympathique, en parcourant son blog super complet sur le Canada, cela m’a donné envie de vous la faire connaître.

Lisa est une jeune expatriée avec un rêve en tête : son expatriation aux Etats-Unis ! Sa patience et son optimisme vont finir par payer puisque, de retour en France après une expatriation de 3 ans au Canada, elle est maintenant dans les starting blocks en vue d’une expatriation prévue normalement en fin d’année !

Je vous laisse la découvrir au travers son interview !

  • Expat United : D’où viens-tu ? Combien de temps as-tu été expatriée au Canada ? Quelle est ton activité ? ton parcours professionnel ?

« cheltenham-badlands-caledon »

Je m’appelle Lisa, j’ai 27 ans et je viens de Paris. Je suis même parisienne puisque je suis rentrée en France pour 12 mois a priori.
J’ai été une « immigrée » au Canada puisque je n’avais pas de travail ni rien qui ne m’attendait sur place quand je suis partie. Il parait que c’est un gros mot dans la bouche des Français… Eh bien pas pour moi. Je suis restée 3 ans à Toronto de 2010 à 2013. Je travaille dans le digital, d’abord en agence en France puis directement chez l’annonceur au Canada. Je suis de nouveau chez l’annonceur en France depuis mon retour. Lire la suite